Raphaël Pichon et Pygmalion mêlent Bach et Mendelssohn dans un soirée de grâce au Festival de Saint-Denis

1 juin 2016 Par Yaël | 1 commentaire

Après avoir ébloui Saint-Denis avec la Passion selon Saint-Jean a l’édition 2013 du festival, Raphael Pichon et l’Ensemble Pygmalion étaient de retour ce mardi 31 mai 2016 dans la basilique, caisse de résonance idéale pour le Magnificat de Bach. A l’œuvre courte et dense du maître de Leipzig, Pygmalion a eu la bonne idée d’associer du Mendelssohn sacré. Une soirée de magnifique musiquée sacrée. 

Note de la rédaction :

C’est donc par un psaume mis en musique par Mendelssohn en 1837 que cette soirée sacrée a commencé. Composé lors du voyage de noces du compositeur, « Wie der Hirsch schreit » est considéré comme l’une de ses compositions sacrées les plus sublimes, notamment par Schumann. Vif et élégant, le rythme insufflé par Raphaël Pichon met en valeur l’urgence de la quête de Dieu du psaume. Alors que le premier air met pleinement en valeur le timbre puissant de la soprano Johanna Winkel, l’intensité atteint son comble quand sa voix rencontre celle du chœur des femmes pour une exultation dans la rencontre avec Dieu. Toujours porté par la soprano, le récitatif sur les défaillances de l’âme humaine constitue le plus chantant et fragile des airs. Tout s’apaise dans un quintette puis un chœur final aux échos mozartiens ou l’homme s’adresse à son âme et lui confère force et joie. On sort de cette magnifique pièce d’une vingtaine de minutes recueillis et, comme lavés du monde, prêts à entrer dans le Magnificat.

La transition à d’ailleurs été brève et l’ensemble Pygmalion a emmené son public un siècle avant avec un chœur inaugural parfait. Les solistes se sont succédées avec au premier plan Johanna Winkel, émouvante et le contre-ténor Damien Guillon, très impressionnant. L’orchestre, lui, a mis un petit temps a faire la transition vers Bach pour atteindre la perfection à la moitié de l’œuvre, notamment dans le chœur de femmes « Suscepit Israël puerum suum » auquel a répondu un chœur d’hommes solennel. Et le chœur complet et final a fini d’emporter l’adhésion du public.

Mais le plus beau du concert était peut être, le bis, toujours très spirituel et harmonieux avec ce très beau programme : dans un motet de Mendelssohn a cappella, chœur de Pygmalion nous a donné des frissons.

©FSD2016 / Ch. Fillieule


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