Lugansky, Kavakos et Capuçon magistraux dans les trios de Brahms à la Philharmonie

8 juin 2016 Par Yaël | 0 commentaires

Le pianiste Nikolaï Lugansky, le violoniste Leonidas Kavakos et le violoncelliste Gautier Capuçon forment un trio pour jouer Brahms. Ce mardi 7 juin 2016 à la Philharmonie, les trois grand solistes ont investi la grande salle de la Philharmonie pour une interprétation élégante, puissante et à rebours des trois trios de Brahms. Une magnifique soirée où la musique de chambre a tenu le public de la Philharmonie en lévitation.

Note de la rédaction :

C’est donc par le plus court, le plus resserré et le troisième des trios (op. 101), composé en Suisse en été près du lac de Thun en 1886, que les trois musiciens ont commencé. Dès l’allegro energico, la concentration était totale, tandis que l’intensité n’a cessé d’augmenter. Élégant et très attentif à ses deux compagnons, le pianiste Nikolaï Lugansky était bluffant de légèreté dans la mise en valeur des réponses entre le violon très rythmé de Kavakos et le violoncelle aérien de Capuçon.

L’impression de faire face à deux blocs-miroirs entre le piano et le vents s’est poursuivie dans le trio pour piano n°2 (op. 87, 1880) où l’allegro a immédiatement emporté le public vers des cieux romantiques. Gautier Capuçon a donné le « la » du Andante con moto, morceau de bravoure et de grâce où les trois musiciens semblaient avoir véritablement transformé leur alliance d’immense solistes en trio organique. Une osmose qui a poussé la salle vers la lévitation.

Brillants joyeux dans les deux derniers mouvements du trio, Lungansky, Kavakos et Capuçon ont pris une petite vingtaine de minutes de pause avant de s’attaquer au premier et plus long trio : l’opus 8 composé en 1853 et retravaillé par Brahms en 1890. Imprévisible, impétueux et bouleversant, ce chef d’oeuvre a été interprété avec une rigueur et une subtilité bouleversantes. Jamais trop fort, d’une douceur à pleurer dans le 3ème mouvement adagio, le son de ce trio extraordinaire a laissé la salle sous un charme puissant. En réponse au tonnerre d’applaudissements venu saluer leur toute grande performance, les musiciens ont répondu par un bis de choix : un mouvement du trio pour piano n°1 de Mendelssohn. Nous sommes ressortis de la Philharmonie envoûtés avec l’impression d’avoir entendu lm’une des meilleures interprétations possibles des trio de Brahms pour notre temps.

visuels : (c) Bartandon, Caroline Doutre & Naave Harrisson Parrot, Decca / Daniel Regan


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