Concert du Nouvel An de l’Auditorium de Lyon

2 janvier 2016 Par Elodie Martinez | 0 commentaires

Mercredi 30 décembre avait lieu la première date du Concert du Nouvel An de l’Auditorium de Lyon qui, cette année, était placé sous le signe de Vienne et plus particulièrement de Johann Strauss fils. L’occasion d’entendre ces airs festifs que nous connaissons tous ou presque, adepte de musique classique ou non.

Cela faisait bien longtemps que le compositeur n’était plus à l’honneur de ce concert traditionnel à Lyon, même si ces airs restent indissociables des Fêtes. Le traditionnel Concert du Nouvel An de Vienne au Musikverein étant quelque peu pris d’assaut chaque année (à juste titre), il n’est pas rare qu’il s’exporte dans les salles étrangères, pour notre plus grand plaisir.

La soirée se compose de deux parties bien distinctes : la première est instrumentale, la seconde fait place aux voix pour des extraits de la Chauve-Souris, l’opéra de Strauss par excellence.

Nous débutons donc par l’Ouverture du dit opéra, enjouée, envolée, comme tous les airs que nous entendrons. A la direction, quoi de mieux qu’un jeune chef viennois pour parfaire ce programme? C’est donc Sascha Goetzel qui entraîne l’Orchestre national de Lyon au meilleur de sa forme, s’adaptant aux différents mouvements et à leurs tons propres. Est-ce le maestro ou bien le compositeur qui réussit tant à ces musiciens? L’unique détail qui ne participe pas à la perfection globale est l’un des instrument à vent (peut-être un flageolet) dont le son passe aisément de l’aigu au strident lors du Beau Danube Bleu en fin de première partie.

Malheureusement, la seconde partie consacrée au voix est une déception, non par les artistes mais par l’acoustique de la salle qui renferme le son sur lui-même, sans le laisser atteindre le public. Si ce renfermement sonore se faisait seulement très légèrement sentir avec l’orchestre seul, les chanteurs ne parviennent pas à dépasser ce handicap malgré leur talent. Seule la soprano Beate Ritte (ici Adèle) parvient à faire entendre ses prouesses vocales, notamment lors de Mein Herr Marquis étrangement déplacé comme deuxième air alors que les autres suivent l’ordre de l’opéra. Sous le tonnerre et les éclairs, polka rapide, sert d’entracte entre les airs du premier et du deuxième acte, le second débutant par Ich lade gern mir Gäste ein, le chant d’Orlovsky ici sous les traits de la mezzo-soprano Lysianne Tremblay. Quel dommage que nous devinions la performance davantage que nous ne l’entendions! D’autant plus que cette dernière est vraiment très bonne!

La soirée se clôt sur un extrait des mieux choisis : l’Air du champagne d’Orlovsky! Chacun des chanteurs revient sur scène avec sa coupe de champagne dans une ambiance des plus festives. En guise de rappel (et non en dernier air comme l’annonce le programme), l’ensemble des artistes poursuivent avec Brüderlein, ajoutant à la fête un message fraternel. Enfin, un Nouvel An ne serait pas Viennois sans le très attendu final participatif de la Marche de Radetzky. Le public lyonnais se prête à l’exercice avec une joie et une énergie non feinte avant que l’écran de surtitrage n’affiche tout naturellement un « Bonne année 2016″.

Ainsi, malgré une acoustique n’aidant pas le talent des solistes (dont Georg Klimbacher qui remplace au pied levé Henk Neven), l’orchestre et le chef parviennent à laisser un merveilleux souvenir et la soirée reste une très bonne soirée. Et puis, un nouvel An viennois à Vienne, c’est banal… venez donc le passer à Lyon!


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