Agenda classique de la semaine du 19 septembre

19 septembre 2017 Par
Guillaume Laguinier
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Il parait que la musique adoucit les mœurs (Platon). Il parait que la musique rachète l’Homme (Marc Gendron). Il parait, aussi, qu’elle fait danser les consciences (Enzo Cormann) car elle est la langue des émotions (Emmanuel Kant). Vérifiez, cette semaine, la véracité de ces aphorismes avec notre agenda classique !

Mardi 19 septembre: Pelléas et Melisande, de Claude Debussy, à l’Opéra Bastille 

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Le sempiternel mythe de l’amour impossible, par Debussy. L’Opéra propose Pelléas et Melisande, sur une mise en scène de Robert Wilson et sous la direction musicale de Philippe Jordan. En 5 actes, 15 tableaux, l’oeuvre, une transposition habile de Tristan et Yseult est sans doute l’une des plus grandes réussites lyriques de Debussy.

Mercredi 20 : Orchestre Pasdeloup,  Théâtre des Champs-Elysées

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Les amoureux du classique sont, forcément, familiers avec l’Orchestre Pasdeloup. Du nom de son créateur, Jules Pasdeloup, le plus ancien des orchestres associatifs encore en activité dans la capitale s’est surtout rendu célèbre pour ses créations originales, tout en ne délaissant pas son activité classique.  Le Théâtre des Champs-Elysées rend hommage à cette institution avec un concert. Au programme: le concerto pour violoncelle de Saint Saëns et des pièces de Mozart; le tout sous la direction de Wolfgang Doerner, avec Danielle Laval au piano et Renaud Fontanarosa au violoncelle.

Jeudi 21 : Orchestre de chambre de Paris, au Théâtre des Champs-Elysée

Nous retournerons, dès le lendemain, au Théâtre des Champs-Elysées, cette fois pour découvrir le concerto pour piano numéro 5, de Beethoven, son dernier. Composé dans la première décennie du XIXe siècle, sur fond de bataille Napoléonienne à Vienne, on considère parfois l’oeuvre comme la plus ouverte du compositeur allemand, déjà privé, au moment de sa création, de ses facultés auditives. François-Frédéric Guy, au piano, devra faire parler tout son talent pour être à la hauteur de l’ouvrage, aidé dans cette tâche par la direction de Douglas Boyd.

Vendredi 22: Ballet trilogy, sir Simon Rattle, à la Philarmonie de Paris

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La Philarmonie de Paris propose, avec audace, une audition rare: celles des trois grands ouvrages de Stravinski. L’occasion de découvrir, d’abord, ou de redécouvrir L’Oiseau de feu, Petrouchka, et Le Sacre du Printemps. L’occasion, aussi, d’entendre à Paris l’un des principaux orchestre anglais, le London Symphony Orchestra sous la houlette de Sir Simon Rattle, qui prépare sûrement l’après Philarmonie de Berlin, institution dont il est directeur et qu’il quittera en 2018.

Samedi 23 septembre : L’année 1911, Abdel Rahman El Bacha, à la Philarmonie de Paris

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Année faste que l’année 1911 ! Stravinski triomphe avec Petrouchka, Ravel illustre son raffinement avec les Valses nobles et sentimentales, oeuvre harmonique pour piano, à l’opposé de Goyescas, d’Enrique Granados, tout en noirceur. Le pianiste franco-libanais Abdel Rahman El Bacha rend un hommage virtuose à ces trois artistes de la passion, et confirme la sienne, de passion, après son travail sur Bach, Beethoven, ou encore Prokofiev.

Dimanche 24 septembre; Hommage à Maurice Ravel, au Palais Garnier.

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Finissez votre week-end en beauté au Palais Garnier! Lise Martel et Cédric Laroque au violon, Marion Duchesne à l’alto, Tatjana Uhde au violoncelle et Christine Lagniel au piano se produiront à l’Opéra de Paris, dimanche, à midi, pour un hommage à Maurice Ravel, autour du trio avec piano en la mineur et du quatuor à cordes en fa majeur.