Cinéma : La troisième partie du monde

18 juin 2008 Par Yaël | 0 commentaires

Le premier long métrage d’Eric Forestier sort le 18 juin en salles. Autour d’une Clémence Poésy aussi fragile que mystérieuse, les hommes se décomposent- littéralement. Une histoire d’amour, de science, et une ode métaphysique au continent noir.

Tout commence par une scène d’amour dans la nature entre François (Garpard Ulliel) et Emma (Clémence Poésy). Les deux jeunes gens se sont rencontrés dans une gare. Il est sûr de lui, de son métier (astronome spécialisé dans la recherche sur les trous noir) et de son amour pour elle. Elle est diaphane, perdue, sans passé, et vivote d’un emploi dans une agence immobilière. Ils n’ont pas pris leur train pour Paris et sont revenus dans la maison de vacances de François pour vivre leur histoire. Trois jours plus tard, François disparaît sans laisser de traces. Le frère de François (Michel Ruf) et sa femme (Maya Sansa) trouvent Emma seule, errant comme une âme en peine dans la maison. De retour à Paris, Emma et Michel partent ensemble à la recherche de François. Il se pourrait bien que le jeune homme ait été enlevé par un trou noir…










Après « Harry Potter », « Le Grand Meaulnes », et « Le Dernier gang », c’est un plaisir de retrouver Clémence Poésy sublimée par la caméra d’Eric Forestier. Excroissance d’un court métrage, « Les grands espaces », « La troisième partie du monde » interroge de manière poétique la femme fatale contemporaine. Pâle, fragile, Emma « dit toujours oui », comme lui reproche Michel, parce qu’elle ne sait pas vraiment qui elle est. Elle entraîne dans son sillage à peine esquissé et partant terriblement attirant des hommes qui se mettent à se départir de leur matière. Maladroit par moments, surtout dans les dialogues, le film dégage assez d’érotisme et de mystère pour que le spectateur se laisse lui aussi séduire par Emma, pour la suivre jusqu’au point de rupture où la science plonge dans le fantastique. Même privée du beau Gaspard Ulliel dès le début du film, la spectatrice aussi suit Emma dans sa quête où elle n’a rien à perdre et tout à faire perdre à ceux qui l’approchent. Avec un thème et des images à la Gondry, et sans une once d’humour, Eric Forestier peint un monde en pointillés autour de son héroïne, un monde où seule la métaphysique ouvre les portes fermées de appartements vides.

La troisième partie du monde, de Eric Forestier, avec Clémence Poésy, Gaspar Ulliel, Michel Ruf, Maya Sansa, 1h45.



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