Pierre Lapointe à Pleyel, entre autodérision et hommages artistiques éclectiques

24 octobre 2018 Par
Jean Emmanuel P.
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Actuellement en tournée dans toute la France, Pierre Lapointe est un artiste encore un peu méconnu en France, mais reconnu au Québec et récompensé par plusieurs prix (le Prix Félix-Leclerc, le Prix Charles-Cros, le Prix Raoul-Breton Sacem…).

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Lors de son passage à Pleyel (Paris), le 22 octobre dernier, Pierre Lapointe a offert une prestation en chansons mêlant autodérision et hommages artistiques appuyés. Se moquant de son côté « intello déprimé », l’artiste québécois prévient son public dès le début du spectacle : « sur une échelle de 10, même les plus optimistes se situant à 10/10 ne sortiront pas indemnes ». Pari tenu, la première chanson donne le ton, avec un titre intitulé « qu’il est honteux d’être humain ».

Dans un décor quasi-futuriste avec des néons de couleurs et accompagné au piano et au marimba*, Pierre Lapointe a ensuite déroulé les titres de son dernier album, « La science du coeur » sorti en 2017. On aura pu apprécier entre autres la présentation drolatique de sa chanson, « Retour d’un amour », où il est question des retrouvailles avec un amour passé, et où beaucoup pouvait se retrouver. Au milieu des chansons sur la fin de l’amour et la séparation, quelques chansons plus optimistes auront un peu dénotée autour de la thématique principale.

Cette soirée fut aussi l’occasion d’hommages artistiques inattendus et pour le moins éclectiques. D’abord, Pierre Lapointe a invité sur scène son ami et chanteur, Albin de la Simone, pour un duo tout en finesse. S’en est ensuite suivie une interprétation en trio avec la photographe Sophie Calle, où il était question d’un chat qui s’appelait Souris. Pierre Lapointe a ensuite chanté, « Comme ils disent », de Charles Aznavour, en hommage à l’artiste récemment disparu, pour terminer sur une reprise de la chanson intitulée « Alphabet » d’Amanda Lear, qui figure aussi dans son dernier album. Durant tout son spectacle, Pierre Lapointe aura su transporter son public  dans un univers sans pudeur, sans artifice mais toujours tendre.

*Le marimba est un cousin du xylophone africain
Crédit photo : Jean-Emmanuel P.