[Le clip de la semaine] « Magnolia for ever » interprété par Guillaume Stankiewicz

19 mars 2016 Par Antoine Couder | 0 commentaires

Quand les femmes sont des fleurs

Pas d’images animées cette semaine. Parce que parfois la culture est hors de prix, et coûte vraiment trop. Trop d’aimables autorisations, trop de droits et d’ayants droit. Surtout trop de complications pour cette petite Souterraine sans le sou qui compile audacieusement tout ce que le pays compte de musiciens créatifs pour -chaque fois- produire d’agréables miracles comme cette reprise langoureuse de Claude François où Etienne Rhoda-Gill part jouer avec des métaphores faussement pudiques, entrelaçant le singulier de l’être aimé et le pluriel du désir masculin. Entre « la » femme, et « une » femme, il hésite puis dissimule son trouble sous la métaphore d’un champ de fleurs qui retranscrit l’ambiance de cette fin des années 70 libérées sur le plan des moeurs et en même temps toujours empêchées sur celui de l’individualité. 1977, le narcissisme n’a pas encore triomphé, il est encore retenu par les convenances de la littérature du vieux monde noyé sous cet effet Schmaltz que travaille ici le jeune Guillaume Stankiewicz en rembobinant le film kitsch et sentimental où se confondent végétation et intimité charnelle. Amour à plusieurs et « par centaines », vertige d’un amour physique qui mène à de bouleversants outrages, « elle te ressemble quand elles tremblent/elles te ressemblent quand elle tremble »  » Monochrome aveuglant de la jouissance où se perd la voix d’un Polnareff fantôme, errant dans l’immensité de ce champ de filles où scintille toute hébétude du mal(e) aimé.
« Magnolia for ever » interprété par Guillaume Stankiewicz

Visuel : La Souterraine


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: