La Rue Kétanou chamboule le Cabaret Sauvage

6 octobre 2017 Par
Mathieu Dochtermann
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Pour ses 20 ans, le Cabaret Sauvage invite, plusieurs semaines d’affilée, une flopée de très beaux artistes, qui ont fait ses grandes heures. Parmi eux, la si sympathique Rue Kétanou, ce groupe qui mélange avec bonheur chanson à textes, folk-rock, une touche de reggae, et un zeste de poésie. Ils livrent là, au bout de leur tournée, un set plein de punch et de mélodies entraînantes, devant un public qui se laisse volontiers conquérir. La Rue Kétanou n’a pas fini de nous faire chanter!

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La Rue Kétanou et le Cabaret Sauvage, quand deux mythes se rencontrent… Un groupe emblématique des années 2000 qui est loin d’avoir tiré sa dernière cartouche, dans une salle mythique du nord-est parisien, écrin magnifique perdu au fond du Parc de La Villette. Ils étaient faits pour se rencontrer…

… et eurent un public nombreux, qui s’allonge en une file d’attente interminable, qui enjambe les passerelles du Parc, louvoie entre les bosquets, s’étage dans les escaliers, jusqu’à presque déborder sur les salles voisines. On ne doute pas une seconde que le concert est complet, à raison car…

… après une première partie vraiment oubliable, qui reçoit un accueil tiède du public qui lui préfère les hot-dogs servis dans l’espace extérieur (Cabaret, o mon Cabaret, pourquoi n’as-tu pas la moindre option végétarienne? as-tu bien regardé ton public?), La Rue Kétanou déboule, et c’est bientôt le délire. Il faut dire que Mourad Musset, Olivier Leite, et Florent Vintrigner, les trois compères, ont su s’entourer pour ce concert: au plus fort de la soirée, ce sont pas moins de 21 artistes qu’on dénombre sur scène! Les invités se succèdent, pour ajouter leur couleur aux imparables morceaux alignés à l’occasion de ce set. La Rue Kétanou sait y faire.

Le public est venu pour le groupe, cela se voit, cela se sent: tout le monde connait les paroles, les fans jouent des coudes dans la foule pour approcher la scène, dans une ambiance globalement plutôt bon enfant, d’ailleurs. Les chansons, il faut le dire, sont redoutablement bien tournées pour le live: de la part d’un groupe qui commença par la rue et n’enregistra son premier album qu’assez tardivement, ce n’est pas étonnant. Tout le monde danse, tout le monde chante, Le capitaine de la barrique est évidemment un succès, ainsi que les anciennes et bien rodées Tu parles trop et La fiancée de l’eau. Pour autant, c’est décidément l’album Y’a des cigales dans la fourmilière qui déchaîne les passions (et pourtant, il est loin de n’y avoir que des trentenaires dans la salle!): la chanson qui a donné son titre à l’album, bien sûr, mais également  la magnifique Sao Loucas, et le poignant Les hommes que j’aime.

Un concert beau et généreux, un poil indocile – juste ce qu’il faut -, livré avec précision mais un maximum de gourmandise, qui se répand depuis la scène en vagues frissonnantes. Au soutien de la performance, l’acoustique très correcte du Cabaret et le très joli travail de mise en lumière viennent couronner le tout: un souvenir qui restera comme un chouette rayon de de soleil dans le cœur de ceux qui ont eu la chance d’y assister…

Un concert qui se finira, comme tous les passages en scène des trois compères, par un vibrant: « C’est pas nous qui sommes à la rue, c’est la Rue Ketanou ! ».

L’avenir s’annonce plutôt chouette: la Rue Kétanou planche sur un nouvel album, et, quant au Cabaret Sauvage, il continue sur la lancée de ses 20 ans avec des groupes tels que Tryo (le 11 novembre), Yves Jamait (le 15 novembre), ou encore les Ogres de Barback (le 16 novembre)…

La Rue Kétanou:
Mourad Musset, Olivier Leite, et Florent Vintrigner,
Leurs amis & invités…
Leurs techniciens!

Visuels: (c) DR