« Dernières » à l’Olympia : Hervé Vilard tire sa révérence !

9 mai 2018 Par
Jean-Christophe Mary
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Alors que le label Universal vient de publier son best-of Dernières agrémenté du single inédit « Une Vie de Ouf », samedi 03 mai, Hervé Vilard interprétait pour la dernière fois ses grands succès sur la scène de l’Olympia. Inutile de vous dire que la salle était pleine à craquer et que les fans attendaient de pied ferme leur idole.

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Assister au concert d’un artiste qui fête cinquante ans de carrière est toujours très excitant mais quand il s’agit d’une dernière fois, inutile de préciser que l’excitation du public est à son comble. Un peu avant 20h15, les lumières s’éteignent et le show peut enfin commencer. Magique dès le premier titre, « Capri, c’est fini » qu’il entame du fond de la scène, Hervé Vilard – 71 ans- réussit à nous transporter grâce à son incroyable voix et sa présence lumineuse.

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Le chanteur et ses 9 musiciens dirigés par le pianiste Max Méné ont eu les faveurs du public sur les quelques 30 titres joués sur des arrangements très 70’s. « Rêveries », L’Arlequin de Comédie », « Fais La rire », J’ai mal je l’aime, Pas pleurer, », « Les Anges du matin », Tous les Camélias » envoûtent le public et l’entraîne dans son sillage. « Après « Le condamné à mort » de Jean Genet dans une version épurée et magistrale et « L’Echarpe » dont l’émotion est palpable ou « India Song » signée Marguerite Duras repris toute en finesse, c’est le retour aux chansons plus légères telles « Jean Noel, C’est Noel », « J’m’en balance », Le bateau sur la Montagne, « Nous », « Reviens », « Méditerranéenne » pour finir en apothéose sur un « La Vie est belle le monde est beau » d’anthologie boosté par une guitare très rock.

La voix n’a pas pris une ride, les arrangements sont calibrés, racés, impeccables. Costume ample bleu nuit, cheveux grisonnants, l’artiste nous envoie ses chansons comme des caresses ou des brûlots. Immédiatement le public, les bras levés, semble comme soulevé, porté par une vague d’euphorie collective. Épaulé d’excellents musiciens, Hervé Vilrad joue la sobriété et affiche une belle présence scénique. Comédien dans l’âme et fan de Jacques Brel, il a le geste, le regard, le sourire approprié mais ne feint jamais. Il vit l’instant présent. Tour à tour tendre, élégant, tantôt sombre et grave, on retrouve dans son univers la marque des chanteurs des 70’s les Barbara, Serge Lama, Claude Nougaro. En rappel, l’artiste entonne une dernière fois A Cappela « Capri c’est fini » dans une ambiance chaleureuse, animée par ses quelques 2000 fans venus le soutenir. La boucle est bouclée. Après un show sans faute, les spectateurs présents repartent avec le sentiment d’avoir vécu un moment unique et inoubliable en présence d’un artiste authentique et chaleureux.

Visuels : ©JCM