[Chronique] Da Silva mature « L’Aventure » en grand format

26 avril 2017 Par
Yaël Hirsch
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On l’a découvert avec ses textes poétiques et ciselés en 2005 avec l’album Décembre en été (Tôt ou tard). Cinq albums plus tard et passé chez Pias, Da Silva reste égal à lui-même travaillant des textes qui se portent comme des secondes peaux, de sa voix grave et confidente. Et quand il part à « L’Aventure« , l’auteur-compositeur offre une version très cinématographique de l’amour.

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Après quatre ans d’attente depuis Villa Rosa, les fans de Da Silva ont donc découvert le 24 mars son nouvel opus. Un album très cohérent, articulé autour d’une « Aventure » amoureuse aussi intime qu’universelle. « Je suis prêt à payer le prix de mes errances / Et même en petites coupures » explique l’auteur-interprète dans le titre-éponyme. Mot d’ordre : ne renoncer à rien. S’ensuivent des titres serrés et qu’on sent nécessaires, comme à son habitude, avec deux portraits de femmes (La fille #1 et #2!), un « Mon amour » affirmé et des considérations marquantes sur la peur qu’il y a à continuer à chercher les émotions et barouder, se forgeant une bien pesante « réputation ». Et tout tient dans une folle équipée qui, succès ou échec, se masse derrière le « Sourire », bien rythmé et toujours brandi comme un glaive : « Je t’offre mon sourire / A la hauteur de l’affront ».

Fierté, donc, et envie de vivre, pleinement : « Je marche comme l’on crève /Puisque tout meurt d’ennui / Je refuse de choisir / Je ne compte pas je vis » (« L’Aventure »). La vitalité est communicative et elle s’exprime dans des orchestrations extrêmement travaillées des chansons, enregistrées avec Frédéric Fortuny et Nicolas Duport au studio ICP à Bruxelles sur un mode quasi-symphonique derrière la voix toujours aussi sensuelle.

Enfin, s’il y a une nouvelle étape d’accomplie dans cet album griffé Da Silva, c’est bien le côté « film de cinéma ». Dès le premier titre de l’album « La seule personne » aux synthés triomphants comme une piste de décollage, on entre dans un univers visuel, en harmonie avec les mots toujours sûrs de l’auteur-compositeur. Septième art et projections de désir sur immense écran : le travail rétro et années 1980 des vidéos comme « Mon amour » ou l’extraordinaire « John McEnroe » sont une porte d’entrée entre passé et présent. Avec Da Silva l’on vit l’ Aventure en « grand ».

Da Silva, L’aventure, PIAS, 15 euros. Sortie le 24 mars 2017. La tournée Française se termine au Trianon, le 27 novembre 2017.

visuel : couverture de l’album


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