Abécédaire musical : K et L

10 juillet 2008 Par admin | 0 commentaires

Aujourd’hui, K comme Krautrock et L comme Lo-fi.

K comme Krautrock

« A la fin des années 1960, l’Allemagne de l’Ouest se met à table pour plus d’une décennie de choucroute musicale ». Tels sont les premiers mots de la quatrième de couverture de Krautrocksampler, l’ouvrage de référence de Julian Cope sur le krautrock, cette version teutonne et répétitive de la musique psychédélique. La « kosmische musik » (son nom en allemand) a vécu ses plus belles heures au début des 70’s, en s’appuyant sur les rythmes motorik de ses fameux batteurs à 4 temps. Elle possède ses chefs d’œuvre, ceux de Neu ! ou Can, et ses héros, de Conny Plank au défunt Klaus Dinger. Aujourd’hui, le krautrock pèse encore de tout son poids sur la production actuelle. Des français de Turzi aux américains de Cloudland Canyon, la boucle est loin d’être bouclée.

Albums essentiels :

Neu ! – Neu ! (1972)
Can – Ege Bamyasi (1972)
La Dusseldörf – La Dusseldörf (1976)

Kraftwerk – Ruckzuck

L comme Lo fi

On connaît le penchant des punks pour le son cradingue et les enregistrements au débotté. Pourtant, dans les années 90, son petit frère le grunge passe en boucle sur les radios avec ses structures simples et un son carré. Une frustration pour une partie du public rock qui va déboucher sur le lo-fi. Difficile de faire plus explicite : à l’origine, le terme est un diminutif de low-fidelity qui désigne les sons de basses qualités. Marqué par l’esthétique du do-it-yourself, le mouvement va prendre son indépendance vis-à-vis du diktat de l’industrie – majors et producteurs – pour enregistrer sa musique par lui-même. Un virage rendu possible par la modernisation et la démocratisation des moyens d’enregistrements. Aujourd’hui, avec l’avènement d’Internet, le développement des outils informatiques et la mutation de l’industrie musicale, les préceptes du lo-fi tendent plus que jamais à devenir la norme.

Albums essentiels :

Sebadoh – III (1991)
avement – Slanted And Enchanted (1992)
Beck- Mellow Gold (1994)

Beck – Loser

Olivier Tesquet & Yves Bouillon


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