Abécédaire musical : G et H

8 juillet 2008 Par admin | 1 commentaire

Aujourd’hui, G comme Glam et Grime, et H comme High Energy et House.

G comme Glam

Souvenez-vous, les cols pelle à tarte, boas et vestes en strass. On ne parle pas du disco, mais du glam, ce mouvement androgyne né au tout début des années 70. Si ses représentants les plus côtés, Bolan et Bowie en tête, en ont fait une coquetterie d’esthète, d’autres plus putassiers, Gary Glitter par exemple, ont valu au glam une réputation de queer braillard. Repris dans les années 80 à la sauce heavy metal, les tâcherons Twisted Sister en tête, le glam continue d’imprégner de son parfum de scandale la musique d’aujourd’hui, des parisiens de Fancy à Mika, copie carbone de Freddie Mercury.

Albums essentiels :

T. Rex – Electric Warrior (1970)
Roxy Music – Roxy Music (1972)
Davie Bowie – Alladin Sane (1973)

T-Rex – Telegram Sam

G comme Grime

Né sur les braises jamais éteintes du UK garage et du 2-step britannique, le grime en est le pendant le plus récent, basé sur des beats subsoniques et un flow idoine. A l’aube de l’an 2000, Wiley et son disciple Dizzee Rascal, âgé d’à peine 15 ans, forment le Roll Deep Crew, sorte de Wu-Tang Clan de l’est londonien. Alors que le crew se fait la main sur des radios pirates, Dizzee dégaine Boy In Da Corner en 2003, bien décidé à s’adjuger la couronne de roi du grime. Cinq ans plus tard, la lutte fait toujours rage entre les tenants de l’underground et les partisans « overground » de Dizzee Rascal ou Lady Sovereign, qui veulent exploser à l’international.

Albums essentiels :

Dizzee Rascal – Boy In Da Corner (2003)
Roll Deep Crew – In At The Deep End (2005)
Skepta – Greatest Hits (2007)

Dizzee Rascal – Stand Up Tall

H comme Hi-energy

Insensibles à l’agonie d’un mouvement hippie condamné, une poignée de groupes de Detroit, génération Altamont, déclenchent un énorme coup de grisou dans le rock, regroupé sous l’appellation high energy. Si on citera volontiers les Amboy Dukes ou Iggy et ses Stooges, le groupe high energy séminal reste le MC5, bras armé de John Sinclair, fondateur des White Panthers, contrepoint wasp des Black Panthers. Marquée au fer rouge de la Motor City quand l’industrie battait encore son plein, la high energy n’est pas un diesel. Comme « Kick Out The Jams », son hymne, elle démarre pied au plancher.

Albums essentiels :

The Amboy Dukes – The Amboy Dukes (1968)
MC5 – Kick Out The Jams (1969)
The Stooges – Fun House (1970)

MC5 – Kick Out The Jams

H comme House

Si la techno vient de Detroit, la house est originaire de Chicago. Bien qu’elle ait explosé en 1986, avec le hit « Move Your Body » de Marshall Jefferson, elle a connu ses premières heures de gloire au Warehouse. Ouvert en 1977, le club a été le théâtre des premiers sets du pape Frankie Knuckles. A l’époque, la majorité des singles dignes de ce nom sortent sur le label Trax Records (dépositaire en 1987 du premier single acid house, Acid Trax, de Phuture). Au fil des années, une vague deep house apparaît, plus aérienne, emmenée par des pointures telles que Kerri Chandler ou Larry Heard.

Albums essentiels :

Jesse Saunders – On & On (1984)
Frankie Knuckles – Your Love / Baby Wants to Ride (1987)
Fingers Inc. – Another Side (1988)

Frankie Knuckles – Your Love

Olivier Tesquet & Yves Bouillon


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  1. Ping : La suite tant attendue de l 'indispensable abécédaire de la musique !

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