Sélection pour le Printemps de Bourges à la Maroquinerie : World musique

16 décembre 2008 Par marie | 3 commentaires

Hier soir, à la Maroquinerie, 6 groupes étaient en lice pour monter sur la scène du Printemps de Bourges sous l’étiquette « Découverte ».

Dans la catégorie « Chanson World », le Printemps appelait : les cool de Nourou, la mimi (et minimaliste) Sara Zeppilli, les deux comiques de Verone, les chauffeurs de Mills et Malice, la sexy des Mali Blues, et les Pad Brapad Moujika… Histoire d’un concert et tournées des myspaces de ces « découvertes » que l’on retrouvera peut-être au printemps.

nourouLe groupe Nourou n’avait qu’un inconvénient, celui de commencer  à 19h30, dans une salle d’hommes pressés tout juste sortis du bureau… Mais rapidement, devant les rythmes sénégalais et les histoires du bled, les masques parisiens sont tombés. Formés en 2001, au fin fond du 91 autour du chanteur sénégalais Eladj, ces 6 hommes ont déjà un album à leur actif : Eurafrican Carpit.

Voici, sur leur myspace, le reportage fait par TV5 Monde :

sarahPetite, mimi mais musclée, Sarah Zeppilli chante les histoires de filles, les coupes de cheveux, « son ombre [...]sombre » et «les larmes d’hommes » qui remplissent « les mers »… Avec ces berceuses dans les oreilles, le public sagement rassis se demande ce que la belle fait dans cette catégorie : « Chanson world » ? Française plutôt, aux allures de Camille -sans la créativité-, et avec les sujets de Linda Lemay -sans l’humour-… Ah si, un sympathtique guitariste, François-Marie Dru, et une voix qui se tient. La voici en concert au Triptyque (avril 2007) :

mills et malice

Mills et Malice : Etaient-ce les rythmes rap-manouches, leur nouveau batteur, le retour d’un Mills galvanisé par l’air bruxellois ou un public qui commence à percevoir la portée de ses textes ? Toujours est-il que la ferveur est rapidement montée à la Maroquinerie… Apparemment point d’unité dans le groupe : un chanteur class, très pro et comédien, le charismatique Mills ; un guitariste aux airs rêveurs, FD, poète en vieux T-shirt déformé ; de l’autre côté de la scène, son acolyte, l’autre guitariste, Seb, le gosse beau qui n’a de Gavroche que sa casquette ; derrière Tomis, le violoncelliste, beau gosse lui aussi, mais version séducteur-et-chemise-blanche ; toujours côté cordes : le contrebassiste Yoann, une casquette à l’envers pour dompter sa touffe, des grands yeux amusés, un large sourire qui nous fait rire… et enfin, le dernier arrivé, -mais pas des moindres- Yann, le batteur déchaîné. Un groupe aux allures hétéroclites donc, mais chez Mills et Malice : 1plus 1 plus 1 plus 1 plus 1 plus 1 n’est pas égal à 6, mais à 1 : les musiciens sont soudés et en font autant avec leur public (qui attend l’album). »Musique et Mélodie » ! :

Pour accéder à leur myspace, cliquez ici.

veroneVerone : Comme Sarah Zeppilli, Verone (le chanteur Fa­bien Gui­dol­let et sa com­plice Del­phine Pas­sant) raconte la vie, celle des régimes qu’il nous faut faire (l’ A notre santé de Bénébar), celle des loosers qui vivent «dans leur garage au rayon bricolage » et des fans de concours de brâme. La quotidienneté en somme… pas celle des filles mais celles des pequenots ? Non, les deux zigotos sont plus créatifs : timides, honteux presque, ils se présentent du bout des lèvres et entrent dans leurs personnages, font valser les instruments (ukulélés, marquas et sifflets, boules à eau aussi) et emmènent leurs ouailles dans des zoos, là où les hommes (?) rêvent de se fiancer aux crocodiles… Thomas Fersen flotte dans les airs, les chansons se gonflent de certaines longueurs, mais le public sourit, rit, applaudit. La Maroquinerie n’est plus une salle de concert mais de une arène de cirque. Le « retour au zoo » est narré sur leur album, sorti en 2005.

Voici le clip de « Jai vu des chevaux sous la mer » :

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mali bluesMali Blues. Sur scène, une petite black sexy, toute de rouge moulée, Kadi Keita. Elle est accompagnée de 5 musiciens qui n’ont d’africain que les chemises. Eux, ils sont invisibles, simplement audibles, juste là pour le son. Le spectacle -la voix le corps- c’est elle, l’artiste malienne, qui chante son blues, la misère et son hommage aux mères… des paroles qu’elle accompagne d’un grand sourire et d’un déanchement impressionnant…

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Ppad brapad moujikaad Brapad Moujika : retour à la musique world cette fois, musique tzigane d’Europe de l’Est, hip-hop new-yorkais, violons, violoncelles et accordéons (batterie aussi) mais pas de chanson (décidément on y sera jamais, dans ladite catégorie) : simplement 6 musiciens… ou plutôt 6 comédiens déjantés qui, à défaut de chanter, organisent un duel de violoncelles, se font gros-bras, mecs class et puis pantins. Ils jouent leurs pitreries sur des mélodies endiablées (compositions originales, reprises de thèmes tziganes, klezmer…), si bien que le public en oublie qu’ils sont d’abord des musiciens aux arrangements impeccables, qu’entre leurs doigts ils ont des cordes, des touches et des baguettes et qu’ils les font (nous font) vibrer…

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Marie Barral


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