Rentrée littéraire : Dans la peau de ma femme…

28 août 2008 Par marie | 0 commentaires

Et si vous vous retrouviez dans le corps de votre femme, celle avec qui justement vous envisagiez la séparation ? Et si, à la place de votre barbe touffue, de votre ventre un peu mou et de vos jambes raides, vous vous retrouviez avec de longs cheveux blonds, un corps souple et de petits seins ? Un roman tendre et hilarant, édité au Diable Vauvert.

Ce week-end, ils avaient décidés, lui et sa femme, de se séparer. Sauf que voilà, lundi matin, il se découvre de longs cheveux, un corps souple et mince, de petits seins… tandis qu’elle a hérité de sa triste carcasse et de sa longue barbe… Seuls lui restent son cerveau d’homme, ses envies de bière et de cigarettes, sa fatigue d’écrivain en manque d’inspiration et son imagination galopante…

Hors de question pour sa femme d’aller au travail avec sa nouvelle enveloppe d’homme… Alors c’est lui, le claustro du métro, lui qui porte son premier soutien-gorge et qui en pince pour l’assistante de sa femme qui devra jouer les agents littéraires… Au passage, il découvrira le pouvoir de toucher ses pieds en gardant les jambes tendues, les regards masculins et d’autres grands « secrets » féminins ; il observera ses bras poilus se servir de tofu et de thé vert, faire pompes et abdos.

Jusque là, on se rappelle les « Dans la peau de ma mère », et autres histoires à dormir debout avalées jeunes lecteurs. On y ajoutera l’humour du narrateur-mari, la finesse des portraits psychologiques et les questions qu’ils soulèvent : et si les couples au bord de la rupture changeaient de point de vue ? Si l’on devait supporter les migraines de sa compagne, ses collègues et surtout son mari ? Et si, pour une fois, l’on se regardait « en face » et l’on essayait de supporter de l’extérieur ses propres ronflements, sa toux grasse et son visage mou ?

Et si l’on songeait à tout ça en hurlant de rire ?

« Tu lui demandes si tu peux te passer de sous-vêtements.

Elle te répond que oui.

Ajoute que ce n’est pas avec ses seins que tu vas tomber en avant.

Tu la regardes agacé.

Presque vexé.

Tu défendais toujours ses seins lorsqu’elle les critiquait. »

Mari et femme, Regis de Sá Moreira, Ed. Diable Vauvert, Septembre 2008, 181 p, 15 euros…


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