Le monument de la littérature française, Michel Butor est mort

25 août 2016 Par Antoine Roynier | 0 commentaires

Michel Butor est mort mercredi à l’âge de de 89 ans. Une perte immense pour la littérature et la culture hexagonale.

Celui qui aimait se décrire comme un « monument marginal » est tombé. Michel Butor est mort le 24 août à Contamine-sur-Arve. L’empreinte de cet amoureux des lettres et de la musique sur la littérature française est indéniable. Preuve en est le Prix Renaudot qu’il remporte en 1957 pour La Modification. Ce roman est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs exemples du mouvement littéraire du « Nouveau Roman ». Tout au long de sa vie, les ouvrages du natif de Mons-en-Baroeul seront couronnés de succès. Il obtient une multitude de récompense pour travail dont le Prix Fénéon pour L’Emploi du temps, le Grand prix du romantisme Chataubriand pour Imrovisations sur Balzac et le prix Malarmé pour Seize lustres. Mais c’est en réalité l’ensemble de son œuvre qui a marqué le paysage littéraire hexagonale. Bien consciente de cela, l’Académie française lui remet en 2013, le Grand Prix de littérature.

Mais Michel Butor était avant tout « animé d’un formidable appétit de découvertes et d’expériences » comme le décrit le communiqué du Ministère de la Culture. Ses voyages en tant que professeur de français en Egypte, en Grèce et en Suisse montrent cette soif inexorable de savoir. La multitude et la diversité des sujets qu’il traite dans ses livres en atteste également. En mélomane aguerri, il publie des études sur Bach ou encore Stravinsky. Au début des 1960, il tombe amoureux de la ville de Venise ce qui lui inspirera Description de San Marco paru en 1963. Mais pour ce grand ami d’Hector Bianciotti, l’écriture était surtout un moyen de « détruire les barrières ». Une tâche à laquelle il s’est attelé toute sa vie avec succès.

Visuel: © Wikipédia


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