La fiancée des bouchers aux lectures amoureuses de la Musardine

7 mars 2011 Par
Yaël Hirsch
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Encore une auteure mystérieuse chez La Musardine, qui a pris le pseudonyme d’Eve Arkadine, garantit qu’elle fuit la « pornographie de bas étage », et transforme les histoires d’Ô en anecdotes protéinées dans les Halles de Rungis. Un barbecue de femme passive mais lascive à découvrir dès le 24 mars.

Une jeune femme mariée depuis deux ans accepte un travail de serveuse dans un restaurant qui nourrit les travailleurs des Halles de Rungis. Entre deux andouillettes, la gironde Renata, sa patronne et trois bouchers plutôt directs l’initient aux plaisirs francs de la viande. Cette position délicate, mais pas désagréable lui rappellent ses vacances pré-pubères et sa découverte étrange de la sexualité auprès de son oncle et de ses vieux amis.

Avec une structure classique en flash-back, et une héroïne qui adore classiquement se faire abuser (on attendra l’après 8 mars pour lire ce roman politiquement incorrect), « La fiancée des bouchers » parvient il est vrai à croquer un érotisme populaire, sans qu’il soit jamais tout à fait de bas étage. Si ce titre n’est certainement pas le meilleur de la collection des « lectures amoureuses », on appréciera son sexe sans chichis et sans mots compliqués et le décor original que forment les Halles amenant à des comparaisons vivifiantes avec une viande toujours palpitante et à mille lieues de toutes les charognes.

Eve Arkadine, « La fiancée des bouchers », La Musardine, collection « lectures amoureuses » n° 141, 128 p., 8,30 euros. Sortie le 24 mars 2011.

 

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