« Troisième personne » : glissements progressifs du changement qu’instaure la vie, par Valérie Mréjen

26 janvier 2017 Par
Yaël Hirsch
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Comme un pendant à son dernier livre sur la mort et la mémoire Forêt Noire (2012, POL, lire notre article), avec Troisième personne, Valérie Mréjen, part à la recherche des conséquences de la vie. Un roman fin et mélancolique.

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Il y a ce que les autres vous annoncent et ce que, petit à petit, un couple – elle et lui- découvrent du bouleversement que procure l’arrivée d’un être. La grossesse d’abord, légère ébullition que les mots de Mréjen reflètent et puis avec autant de douceur dans le ton que de violence dans les faits : le quotidien.

Tendresse, responsabilité, un brin de frustration mais surtout infiniment de mélancolie habitent les pages fines et ciselées de Troisième personne, qui fonctionne comme un pastel ou un amas nuageux de mots et d’humeurs. Poétique, paradoxalement très réaliste et dans la veine brillante et réfléchie que propose toujours l’auteure et plasticienne à son public.

Valérie Mréjen, Troisième Personne, POL, 144 pages, 10 €. Sortie en janvier 2017.
visuel : couverture du livre