« Là-haut sur la montage » : rejoindre Pierre Bailly

1 février 2016 Par Marianne Fougere | 0 commentaires

Le jeune romancier s’émancipe de la veine sociale dans laquelle s’inscrivaient ces deux précédents romans. Véritable ode à l’imagination, L’Etoile du Hautacam nous propulse par-delà les nuages, là où (enfin!) il fait toujours beau et ne pleut jamais, pour nous plonger dans une intrigue terriblement divertissante et ô combien déjantée.

Note de la rédaction :

Que ne donnerions-nous pas en ces moments rudes et sinistres pour un soupçon de légèreté ? Que ne ferions-nous pas pour avoir la chance, comme Simon Meyer, de croiser un jour sur la route un lapin blanc qui nous conduirait à mille lieux de ce monde désenchanté ? Dans son nouveau roman, Pierre Bailly nous propose non pas de fuir sur la lune mais de prendre tout de même un peu d’altitude. On embarque donc avec Simon, alias « l’enfant du soulèvement », direction son village natal mais devenu, depuis son départ pour Paris, un lieu hors du temps et hors du monde, en somme the place to be où se côtoient gaiement starlettes et touristes en goguette. Si en retournant sur l’Etoile, Simon s’éloigne de ses rêves de cinéma, c’est pour mieux retrouver un quotidien d’une banalité toute enchantée. Entre deux coups de balais, il tombe sur son amour d’enfance ou assiste à un concert des Supertramp lors des festivités organisées à la gloire du popcorn ; il doit échapper à la surveillance des cerbères du maître des lieux, digne représentant de la lignée des dictateurs nord coréens, ou tenter de communiquer avec un homme-coq ou coq-homme (on ignore qui de l’homme ou du coq a mangé l’autre en premier…!). La plus grande question demeurant de savoir si le cœur de lave tiendra le coup … ou pas !

Vous l’aurez compris ce roman étrange et gorgé de références pop échappe à toute tentative de synthèse. Hors des modes et délicieusement décalé, il nous a fait littéralement planer. En résumé, un moment de pur divertissement et de respiration, et de douceur. Ou, quand le soulèvement devient soulagement !

Pierre Bailly, L’Etoile du Hautacam, Editions P.O.L, janvier 2016, 336 pages, 17 euros

visuel : capture d’écran youtube.


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: