« La déesse des Marguerites et des boutons d’or » : Martin Millar fait revivre le monde d’Aristophane

13 août 2016 Par Yaël | 1 commentaire

L’ingénieux auteur écossais Martin Millar fait revivre le monde complexe d’Aristophane dans un roman fait de courtes saynètes et d’humour. Un livre à paraître en français aux éditions Intervalles en cette rentrée littéraire 2016. Jouissif.

Note de la rédaction :

Alors qu’après des années de guerre, Sparte et Athènes sont en pourparlers pour cesser des combats qui ont épuisé la population, Aristophane se prépare à mettre en scène sa nouvelle pièce au titre sobre et à l’humour grinçant « La Paix ». Non seulement la déesse de la discorde décide de sombrer sur la ville pour prolonger le conflit avec la grande voisine, mais en plus le mécène d’Aristophane lui coupe les vivres. Le dramaturge et les envoyés d’Athéna pourront-ils sauver et la concorde et l’Art?

Dans de petits paragraphes à la Ovide, mais dans un style résolument contemporains de notre 21e siècle, le malicieux Martin Millar reconstitue la Athènes du tournant du 4e siècle avant notre ère. Mêlant personnages célèbres (Platon, Callias) demis-dieux un peu obscurs et simples citoyens (le poète Luxos, très attachant), injectant même une femme d’intelligence dans cette galerie de personnages, l’auteur reste focalisé sur la vie politique et artistique d’Athènes. Il reconstitue ainsi tout un monde qui s’agite autour d’un Aristophane drôle, impliqué, mais aussi un peu égoïste et très macho. Un roman prenant et qui fait voyager dans le temps et les mythes sans nous sortir de considérations très terre à terre. Une réussite!

Martin Millar, La déesse des Marguerites et des boutons d’or, trad. Marianne Groves, Intervalles, 250 pages, 19 euros. Sortie le 14 septembre 2016.

visuel : couverture du livre.


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COMMENTAIRES:

  1. Yv

    Je n’aurais pas parié dessus étant donné mon inculture sur la mythologie, mais j’ai beaucoup aimé, j’ai ri et je conseille

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