Julie Gouazé fait parler « Les corps de Lola »

12 août 2016 Par Yaël | 0 commentaires

Révélée par son roman sensible, familial et intime, Louise, en 2014 (lire notre interview et notre article), Julie Gouazé sonde sans tabou les étendues et les limites du désir féminin avec Les corps de Lola. Un roman aussi débridé que précis. Et un des livres qui fera parler de lui en cette rentrée littéraire 2016.
Note de la rédaction :

Femme, Lola voit cohabiter en elle deux corps : le bleu qui aime les culottes en coton, les balades main dans la main sur la plage, la maternité et la vie saine. Et puis, le rouge, moins avouable, plus caché, aiguillé de désir et qui sait prendre ses droits : il aime toucher, caresser, fouiller, prendre, se faire prendre, par un, une, plusieurs autres corps. Mais comment se joue la lutte qui existe entre envies bleus et désirs rouges; les désirs de ce corps rouge curieux, entreprenant et sans limites sont ils vraiment toujours ceux de Lola, où y a-t-il une zone d’ombre où ne pas oser dire non aux désirs d’un autre abîme? Ce combat entre deux faces d’une féminité pleine, Julie Gouazé le détaille avec courage et précision sans jamais l’arrêter dans le temps. Il n’y a ni jeune-fille, ni femme et surtout pas de traditionnelle rentrée dans le rang par le mariage ou la maternité dans ce roman qui ose dire beaucoup sur le désir féminin, avec une poésie et un style fort. Les corps de Lola est un livre qui résonne d’autant plus fort qu’il est très personnel. Original et intense, qui ne laissera aucun lecteur indifférent.

Julie Gouazé, Les Corps de Lola, Belfond, 128 pages, 17 euros. Sortie le 18 août 2016.

 » Ce qui fait triper Lola Rouge, c’est le franchissement de la ligne. C’est toucher du doigt l’interdit. Elle ose ce que Lola n’aurait même pas imaginé quelques années auparavant. Elle jouit du secret. Demain matin, Lola aura effacé les traces de maquillage et personne ne pourra se douter que, il y a juste quelques heures, le Rouge était au centre des regards. Au centre de la pièce. Au milieu des désirs. Sublime dans le fantasme de l’autre, Lola Rouge transforme le glauque en poésie. » p. 70

visuel : couverture du livre


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