« Au commencement du septième jour » de Luc Lang : prenant et ambitieux

24 août 2016 Par Marine Stisi | 1 commentaire

Les Editions Stock publient, dans le cadre de la rentrée littéraire de septembre 2016, le nouveau roman de Luc Lang. Avec Au commencement du septième jour, l’auteur des Mille six cents ventres compose un roman haletant et d’une grande force sur la vie bouleversée d’un homme dont la femme tombe tragiquement dans le coma suite à un incompréhensible accident.

Note de la rédaction :

Un mystérieux accident

Thomas est un homme qui a tout pour être heureux : une femme, de beaux enfants, une carrière qui ne fait que progresser, une belle maison… Un bonheur simple qui se coupe net, quand un coup de téléphone retentit en pleine nuit. Sa femme, Camille, a eu un grave accident de voiture, elle est dans le coma. A toute vitesse, Thomas monte dans sa voiture et fait alors le chemin qui le sépare de son épouse, échouée dans un endroit où elle n’aurait jamais dû être. Le ton est donné : il sera saccadé, honnête et sincère. L’expédition dans la tête du protagoniste peut débuter.

Les jours passent et Thomas tente de reconstituer la nuit de l’accident : pourquoi était-elle là à cette heure avancée de la nuit ? Pourquoi conduisait-elle à cette vitesse ? Où allait-elle et d’où venait-elle ? Autant de questions auxquels son mari se trouve alors confronté sans avoir le choix : il doit y répondre.

Un roman énigmatique 

De Saint-Mandé au Cameroun, en passant par Le Havre, Bordeaux et les Pyrénées… Thomas se trouve désormais obligé de se confronter à la réalité : il ne sait pas tout. Certaines pièces manquent au puzzle de sa vie. Camille emporte avec elle des secrets qui les concerne tous les deux, peut-être est-il l’heure pour lui de les découvrir. Auprès de ses enfants, se voulant père protecteur mais apeuré, il va aller chercher les informations qu’il lui manque auprès de ceux qui savant : son frère, sa belle-mère, ses amis, sa soeur.

Dans un roman très dense et d’une précision impressionnante, Luc Lang transporte le lecteur avec lui au rythme des multiples trajets de Thomas. Spectateur impuissant de quêtes qui n’en finissent plus, le lecteur ne peut que s’attacher à cet homme sans histoire qui tout à coup, se retrouve à assumer plus qu’il n’en a jamais été question. Les questionnements sont nombreux et houleux, le dépaysement, total. Pas étonnant que le roman soit en lisse pour remporter la 4ème édition du Prix littéraire du journal Le Monde.

Luc Lang, Au commencement du septième jour, Editions Stock, 544 pages, 22,50€.

Date de parution : 24 août 2016

Visuel : (c) DR


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COMMENTAIRES:

  1. Henri-Charles Dahlem

    J’aime beaucoup la formule d’Éric Libiot qui dans L’Express explique le travail de Luc Lang en expliquant qu’«il cuisine de la théorie dans un grand chaudron romanesque» et que les «500 pages passent comme une respiration. Un rythme de sprinteur pour un roman de coureur de fond.» J’ajouterai que ce roman, dans sa quête individuelle, touche à l’universel. Fruit de plusieurs années de travail, cette œuvre est tout simplement ce que j’ai lu de plus beau cette année. Il mériterait amplement les lauriers d’un prix littéraire.
    http://urlz.fr/42VX

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