« La comtesse Greffhule, l’ombre des Guermantes » par Laure Hillerin

6 décembre 2014 Par
Jean-Paul Fourmont
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Journaliste et historienne, Laure Hillerin, publie un ouvrage sur la légende vivante, qui a inspiré Marcel Proust, pour son célèbre roman, A la recherche du temps perdu.

la-comtesse-greffulhe-l-ombre-des-guermantes-par-laure-hillerin_5136559 JE N’AI JAMAIS VU UNE FEMME AUSSI BELLE
Véritable légende vivante dans le Paris incandescent de la Belle Époque, la comtesse Greffulhe née Élisabeth de Caraman Chimay (1860 1952), ensorcela le Tout-Paris et le gotha européen avant de s’effacer des mémoires, dévorée par l’ombre des Guermantes qu’elle avait inspirés.

ÉLISABETH GREFFULHE UNE PERSONNALITÉ
Élisabeth Greffulhe joua un rôle de premier plan dans le renouveau de la création musicale au tournant du siècle dernier, et lança le ballet russe avec le concours de Diaghilev, et contribua à remettre Wagner à la mode.
Elle apporta un soutien décisif à Marie Curie pour le financement de l’Institut du radium ou permit à Édouard Branly de mener ses recherches sur la télémécanique et apporta son soutien à Dreyfus, comme tant d’autres.
Elle joua un rôle dans l’émancipation des femmes.
Ses problèmes conjugaux, son mari était volage, ne transpirèrent jamais.

La comtesse Greffulhe, dont le nom de jeune fille, et les origines ont toujours fait rêver Proust, a contribué au processus qui conduisit l’auteur à accoucher du nom magique de Guermantes.
Elle lui a servi à nommer, et à créer les personnages qui forment, la clé de voûte du roman de Proust.
Les réceptions de la comtesse, ont servi Proust, pour son histoire.
Proust a aimé cette haute société, qu’il a observée.
Comme la camera oscura de Léonard de Vinci, le projecteur braqué sur la comtesse apporte un éclairage nouveau à la genèse du roman de Proust.

L’auteur nous fait revivre une belle histoire romanesque.
La comtesse Greffulhe voulait exister, et aujourd’hui, c’est une inconnue.
Sa légende a été effacée, par une puissante immortelle légende de papier, celle des Guermantes

L’ouvrage est accompagné d’un texte inédit de Proust, et beaucoup de notes, par exemple un document de la comtesse sur les droits à donner aux femmes et d’un index.
Cet ouvrage est le fruit d’un travail très poussé.

« Dieu se sert de tout, même d’un manchon, même d’une ombrelle ; même de cette ombre que fait une robe de femme passant sur la terre »
Abbé Mugnier

Laure Hillerin, La comtesse Greffhule, l’ombre des Guermantes, Flammarion, octobre 2014, 24 euros, 570 pages.
visuel : couverture du livre


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