« Dissimulons ! » : Cachez ces gens que je ne saurais voir

10 septembre 2016 Par Julien Coquet | 0 commentaires

A travers quelques portraits, Noël Herpe décrit dans ce court récit le quotidien de personnes qui vivent en marge de la société, soit en la combattant, soit en vivant de façon différente.

Note de la rédaction :

Si l’on en croit Durkheim dans ses célèbres Règles de la méthode sociologique, « Un fait social est normal pour un type social déterminé, considéré à une phase déterminée de son développement, quand il se produit dans la moyenne des sociétés de cette espèce, considérées à la phase correspondante de leur évolution ». Dès lors, ce qui s’éloigne de la norme et de la moyenne peut-être considéré comme étrange, bizarre, intriguant. Le dernier récit de Noël Herpe peint le portrait très subtil de deux personnes qui ne vivent pas dans la normalité.

La première, Noël Herpe l’a connue lorsqu’il enseignait à la faculté de Caen. Romaric, aux dires de ses collègues de fac, utilise trop la photocopieuse, n’assure pas correctement ses cours et pratique la danse indienne en tant que seul homme du groupe. Tous ces petits détails, de sa façon de parler à sa manière de s’habiller, conduisent Romaric à être rejeté par ses collègues. La seconde personne dont parle le passionné de cinéma français est Guillaume, ou plutôt Gloria, c’est selon. Selon les façons de s’habiller, car Guillaume, entraîneur, aime se travestir.

Dans ce court récit (moins de 80 pages), Noël Herpe nous livre d’une façon attachante le portrait de marginaux. Au style poétique et bourré de références cinématographiques, le livre se veut une réflexion sur la normalité et l’étrangeté car « les gens normaux ne veulent pas entendre parler d’un type comme ça ». Le critique de Positif éclaire une part d’ombre de notre société.

Visuel: ©EditionsPleinJour

Noël Herpe, Dissimulons !, Editions Plein Jour, 80 pages, 11€

Parution : 15 septembre 2016

http://www.editionspleinjour.fr/dissimulons/


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