« Le Cinéma de Starfix – Souvenirs du Futur »: Cinq questions au cinéaste Nicolas Boukhrief

17 décembre 2016 Par
Gregory Marouze
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En cette période de fêtes, s’il est un livre que Toute La Culture recommande aux amoureux du 7ème Art, c’est bien Le Cinéma de Starfix – Souvenirs du Futur ! A l’occasion de la parution de cet ouvrage qui rend hommage à la revue mythique de cinéma (éditée de 1983 à 1990) Toute la Culture a eu l’envie de revenir sur l’aventure Starfix en compagnie de l’un de ses créateurs : le cinéaste Nicolas Boukhrief !

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En 320 pages, riches d’une belle iconographie d’origine, Le Cinéma de Starfix – Souvenirs du Futur regroupe une sélection d’articles passionnants parus dans Starfix. Les plus jeunes cinéphiles ne connaissent peut-être pas cette revue, qu’ils vont découvrir grâce au livre. Mais les « anciens » restent traumatisés  par cette « Bible »   créée par une bande de jeunes cinéphiles, dont certains n’allaient pas tarder à passer derrière la caméra.

Toute La Culture a eu l’envie de poser quelques questions à l’un des piliers et fondateurs de Starfix : Nicolas Boukhrief (réalisateur de Le Convoyeur, Cortex, Gardiens de l’Ordre, Made in France et le prochain La Confession).

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Pourquoi, toi et tes camarades, créez-vous Starfix en 1983 ?

Nous avons créé Starfix en 1983 parce que, en tant que cinéphiles, nous ne nous retrouvions dans aucune des revues de cinéma alors éditées (nous avions d’ailleurs quasiment tous crées nos propres fanzines pour défendre nos goûts). De Palma, Cronenberg, Argento, Friedkin, Carpenter, Verhoeven et tant d’autres… Nombre de ceux qui étaient à nos yeux de grands cinéastes étaient sous-estimés, voire détestés, dans les autres magazines. Nous voulions les défendre haut et fort. Tout comme certains cinéastes émergents comme Ridley Scott, Michael Mann, Sam Raimi, Tim Burton, Abel Ferrara ou les frères Coen. Parler aussi des nouveaux secteurs de création comme la pub et le clip alors créatifs, des images générés par ordinateurs… Mais aussi de certaines cinématographies ignorées, comme le cinéma asiatique. Tout en défendant les « grands anciens » encore en activité, comme Fellini, Polanski, Resnais ou Kurosawa. Bref, nous avions vingt ans et voulions affirmer haut et fort notre passion. En nous imaginant de manière un peu arrogante comme les nouveaux « Cahiers ». Une revue qui allait réhabiliter comme auteurs nombre de metteurs en scène, avant que ses membres partent faire des films.

Le Cinéma de Starfix – Souvenirs du Futur sort aujourd’hui en librairies. Pourquoi ce livre et que représente-t-il à tes yeux ? 

Ce livre est né d’une envie de fêter les 25 ans de la disparition du journal. Comme l’équipe continue de se retrouver fréquemment pour parler de cinéma avec la même passion qu’aux premiers jours, l’idée de nous réunir pour publier de nouveau quelque chose nous a amusés. Un peu comme un vieux groupe de rock qui se reformerait le temps d’un album pour voir s’ils peuvent retrouver leur « son » d’autrefois.

Dans un numéro 91 inédit, inclus dans le livre, tu consacres un article à Andrzej Zulawski. Tu dis qu’il fut ton maître et ton ami. Quel souvenir gardes-tu de lui?  

L’article sur Zulawski que j’ai écrit dans le livre ne raconte qu’une partie de tous mes souvenirs liés à ce metteur en scène, qui m’a aidé à faire mes premières armes dans le métier. Répondre à cette question en quelques lignes m’est donc impossible.

Peut-on envisager un second tome au Cinéma de Starfix – Souvenirs du Futur ? 

Le premier tome du livre est un succès d’édition. Comme il rassemble un choix d’articles sélectionnés seulement dans les numéros 01 à 30. Et comme nous avons en tout édité 90 numéros, un tome 2, voire 3 est tout à fait envisageable. C’est à l’éditeur de décider.

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Que peux-tu nous dire de ton prochain film, La Confession?

« La Confession » est une nouvelle adaptation du roman de Béatrix Beck « Léon Morin, prêtre » (et en aucun cas un remake du Melville dont nous n’avons d’ailleurs même pas acheté les droits). Il est interprété par Romain Duris et Marine Vacht, ainsi que Anne Le Ny, Amandine Dewasmes et Solène Rigot, entre autres. Il sort le 8 mars. Cela fait vingt ans que je veux adapter cette histoire, mais aucun producteur n’en voulait. Jusqu’à il y a deux ans. Le financement n’a pas été facile car on nous disait que les sujets sur le catholicisme était vieillots et totalement déconnectés de l’époque…  

Grégory Marouzé

Le Cinéma de Starfix, souvenirs du futurditions Hors Collection, 32 euros). Le livre est préfacé par Mathieu Kassovitz et l’avant-propos signé du réalisateur américain, William Friedkin.

Mardi 20 décembre 2016 à 19h30 au cinéma Les Fauvettes, Jean-Pierre Lavoignat réunit l’équipe de Starfix (Nicolas Boukhrief, Christophe Gans, François Cognard, Frédéric-Albert Lévy « FAL », Christophe Lemaire, Hélène Merrick) pour une dédicace de Le Cinéma de Starfix, souvenirs du futur.

Le chef-d’œuvre de William Friedkin Police Fédérale Los Angeles (To Live and Die in L.A. – 1987), film « estampillé » Starfix sera projeté à cette occasion.

Commandez vos places 

Un grand merci à Nicolas Boukhrief et au Arras Film Festival.

Photo de Nicolas Boukhrief : Jovani Vasseur

Photo de La Confession : © SND

Visuel de Le Cinéma de Starfix, souvenirs du futur © Éditions Hors Collection

Police Fédérale Los Angeles © Splendor Films 


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