Les sorties cinéma de la semaine du 18 janvier

18 janvier 2017 Par
Camille Thermes
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Cette semaine, Toutelaculture vous présente une sélection de nouveaux films à l’affiche. Au programme: le film touchant de Dominique Cabrera dénonçant  les fractures sociales, la sortie en salle du film d’Anthony Hickling après son passage à l’Étrange Festival, une réflexion juste sur les relations sociales, amoureuses et familiales avec le danois Thomas Vinterberg, une adaptation du livre de Joseph Joffo par Christian Duguay…

Corniche Kennedy de Dominique Cabrera

Les révisions du bac ne tiendront pas longtemps face au désir de liberté de Suzanne, adolescente de 17 ans. Depuis sa luxueuse terrasse, elle observe un groupe de jeunes venus des quartiers Nord de Marseille qui sautent dans la mer depuis leur corniche. Et n’a plus qu’une envie: se joindre à eux. Si l’adaptation du roman de Maylis de Kerangal est un hymne à la liberté, elle dénonce aussi une société cloisonnée. Bien que quelques clichés redent la première partie du film maladroite, Dominique Cabrera nous livre des personnages attachants dans une histoire prétexte à un polar aux ressorts simples mais efficaces. Une Lola Creton solaire, seule actrice de métier parmi tous les personnages touchants du film de Dominique Cabrera.

La Communauté,de Thomas Vinterberg

Erik, architecte et Anna, journaliste à la télévision, décident de créer avec leur fille de 14 ans, Freja, une « communauté » dans la maison près de Copenhague héritée du père d’Erik. Mais l’utopie de ce couple ouvert et chaleureux se transforme en piège, quand une liaison amoureuse entre Erik et l’une de ses étudiantes vient bientôt perturber la vie de la petite société… Le réalisateur danois lie avec maestria les sphères du couple, de la famille et de l’utopie sociale, dans un film qui se déroule dans les années 1970 mais ne perd rien de son actualité.

Where Horses go to die, d’ Antony Hickling

On souhaitait que le film d’Antony Hickling, vu à l’Etrange Festival, ait la chance de sortir en salle… On ne peut que vous recommander d’aller voir Where Horses go to die !

Artiste plasticien, Daniel (Jean-Christophe Bouvet) erre dans la nuit où il croisera deux transsexuelles: Divine (magnifique Walter Dickerson) et Manuela, ainsi qu’une chanteuse de bar également prostituée, Candice. Comme le peintre, toutes trois sont un peu lasses. La caméra d’Antony Hickling est d’une sobriété exemplaire, pour filmer ces personnages dans un univers mêlant de façon remarquable rêve et réalité à travers un café, un club de nuit à Pigalle, et enfin dans l’imaginaire de Daniel. Un film que l’on aurait envie de revoir chez soi pour en élucider les mystères et les plus sombres recoins.

Vivere, de Judith Abitbol

La réalisatrice de A bas bruit signe un film documentaire tourné sur 8 années dans le village d’Emilie-Romagne, en Italie. C’est là qu’a grandi Paola, une designer reconnue vivant à Paris, et c’est là qu’elle revient pour rendre visita à sa mère. Le résultat est un film qui, s’il montre l’évolution de la perte de la mémoire de Ede Bartolozzi, est avant-tout l’histoire d’une relation mère-fille soudée par un amour inébranlable.
Petit à petit, c’est Paola qui devient le cœur du film, ainsi que son combat, non pas mené pour effacer la maladie de sa mère, mais pour la rendre heureuse jusqu’au bout.

Live by night, de Ben Affleck

Le film se déroule pendant la Prohibition, à Boston. Joe, le plus jeune fils du commissaire adjoint Thomas Coughlin, est déterminé à se faire une place au sein de la pègre. Bafouant toutes les règles, et même celles de la mafia, Joe entame une très dangereuse liaison passionnelle avec la compagne d’un puissant caïd. Ses aventures le mèneront un temps derrière les barreaux, où il fait la connaissance de Maso Pescatore. Puis il tentera de quitter les trahisons et la vengeance de Boston pour faire carrière au sein de la mafia de Tampa. Le dernier film de Ben Affleck fait parler de lui, mais ne fait pas l’unanimité. Un film bien ficelé mais pas étincelant, dans lequel Ben Affleck tient le rôle principal.

Un sac de billes, de Christian Duguay

Après Jacques Doillon en 1975, le réalisateur de Jappelou adapte le célèbre roman de Joseph Joffo, Un sac de billes. Joseph et son grand frère Maurice sont juifs. En 1941, ils sont séparés de leurs parents et se retrouvent sur les routes d’une France sous occupation nazie. Cette nouvelle adaptation de l’autobiographie de Joseph Joffo vendue à 20 million d’exemplaires dans le monde entier, s’éloigne un petit peu du livre pour mettre l’accent sur le rôle du père notamment (Patrick Bruel).

Et cette semaine, il ne faudra pas oublier le Festival Télérama qui débute aujourd’hui, et le Cycle india express, qui s’ouvre avec le magnifique film prébollywood L’assoiffée de Guru Dutt !


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