A PROPOS DU PREMIER EPISODE DE LA SAISON 6 DE GAME OF THRONES …

26 avril 2016 Par Sarah Barry | 0 commentaires

Après des semaines de préliminaires titillants faits de teasers, interviews et autres savantes rumeurs, les fans de la série Game of Thrones se sont finalement retrouvés, excitation à son joyeux paroxysme, devant le premier épisode de la nouvelle saison de la superproduction HBO. Les scénaristes sont-ils rentrés dans le vif du sujet ?

Première info : Jon Snow est toujours mort.

Le titre de l’épisode, « The Red Woman », avait orienté les spéculations vers une possible résurrection du Lord Commandant de la Garde de Nuit grâce aux pouvoirs magiques de Mélisandre, la femme rouge. Pourtant ce lundi soir, diffusion française, le bellâtre était toujours bien raide, blanc comme… neige, et poursuivait sa rigidification sous les regards dépités de ses partisans, tandis que ses meurtriers se confortaient dans leur mutinerie.

Seule avancée notable dans ce secteur géographique : Mélisandre, devant son miroir dénudée, se révèle être une vieille femme décrépite, voûtée sous le poids d’années visiblement dissimulées par un sortilège (on passe quand même par une étape topless de jeune fille, disons pour marquer le contraste). Le mystère reste entier, et offre une clôture valorisante à l’épisode.

Deuxième info : le retour du woman power s’amorce timidement.

Elle ont pris cher, les grandes figures féminines de Westeros, dans la saison 5. Et pour l’instant, elles accusent le coup.

Cercei reçoit sa fille dans un cercueil et ne se sent pas encore l’âme de s’énerver. Mais Jaime, qui a pris de l’avance dans le travail de deuil, commence à parler vengeance. On l’espère terrible. Aveugle et sans abri, Arya mendie dans les rues et se fait corriger par son ancienne camarade de la Demeure du Noir et du Blanc. Triple peine.

Daenerys, prisonnière des Dothraki, évite une nuit de viol en faisant valoir son statut de veuve du grand Khal Drogo. Mais ce même statut semble devoir la condamner à une pieuse et éternelle servitude dans la capitale barbare Vaes Dothrak, selon le destin réservé par la tradition à toutes les Khaleesi esseulées.

Sansa, quant à elle, s’enfuie de Winterfell avec Theon, alias Reek, et regarde ses poursuivants tomber sous les coups d’épée de Brienne, dont elle accepte finalement la protection.

Troisième info : de l’action à Dorne, de l’ennui à Meereen.

Il y en a une qui ne faiblit pas, c’est l’amante du défunt Oberyn Martell. Dans un genre de sursaut sanglant typiquement Game of Thrones, Ellaria Sand poignarde le prince régent Doran Martell, tandis que ses filles s’occupent du cas de Trystan, dernier rejeton du prince. Et on se dit qu’il fallait bien ça, pour dépasser l’allure de simple remise en situation que l’épisode semblait prendre.

De son côté, Tyrion apparaît comme dirigeant désœuvré de Meereen ; mais ses qualités de chef pourraient bien être excitées par les rebelles pyromanes de la cité.

 Conclusion : à suivre…

La diffusion de ce premier épisode était installée sur un gigantesque piédestal de suspens. Difficile de faire une impression grandiose après un tel remue-ménage médiatique. Mais la série a fait ses preuves et peut largement se payer le luxe d’une mise en route patiente. On ne peut décider de l’issue du championnat après la première journée, alors place au jeu.


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