En route pour Cannes ! Les gagnants du concours Europcar foulent le tapis rouge

17 mai 2018 Par
Suzanne Lay-Canessa
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Accueillis pour une journée et une nuit de rêve à Cannes, les jeunes étudiants découvrent une autre face du cinéma, sublimée par l’air marin, le bain de foule et les paillettes.

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Ils sont trois à se rendre à Cannes cette année. Angelo Souny n’a que 18 ans, mais ne manque ni de culture cinématographique, ni d’idées. Son court-métrage, Zoner, réalisé dans le cadre de son cursus à 3IS (Institut International Image et Son) traite avec humour le thème imposé – la voiture – sur le mode du récit d’anticipation. C’est son expérience, enfant, sur le tournage du Skylab de Julie Delpy qui a inoculé au jeune garçon le virus du cinéma. Il arrive ce 15 mai à Cannes et espère y rester quelques jours – il a, parmi ses copains déjà sur place, de quoi faire. C’est en binôme avec Julie Diocles que Clément Boély a dirigé Mystic Driver. « mais elle s’est dès le début impliquée beaucoup plus ! Je n’y croyais pas trop, et pourtant … » admet-il volontiers, sourire aux lèvres. Le binôme vient de la même école, mais du pôle installé à Bordeaux. Passionnés d’images, ils se destinent tous deux à des cieux moins glamour. L’étudiante malicieuse se rêve reporter, en vadrouille, quand lui nourrit une véritable passion pour le documentaire animalier. 

Réunis au déjeuner, sur la plage du Majestic, tous s’intéressent vite à la faune ambiante : Angelo remarque la présence de Vincent Lindon, « l’acteur préféré de ma mère – parce qu’il a, comme moi, vaincu son bégaiement », quand Clément remarque, hilare, la mouette qui vient faire des assiettes abandonnés son déjeuner de fortune : « Si seulement j’avais de quoi filmer ça ! » L’équipe se retrouve ensuite pour la photo en bord de mer de rigueur.

Rapidement, les jeunes garçons s’affolent : ils n’ont pas prévu les lunettes de soleil de rigueur, celles qu’impose un beau temps que la grisaille parisienne ne laissait pas deviner. Angelo court s’en acheter en centre ville, perd son chauffeur Ahmed en route, avant d’opter pour le modèle « qui vieillit le plus ». On s’affaire ensuite à rassembler ses effets et à se préparer pour la montée des marches. En vingt minutes, le chignon et le maquillage sont pliés. Julie ne se reconnaît pas dans sa tenue de gala, mais ce n’est pas pour lui déplaire. On monte ensuite déguster un cocktail sur le toit du Radisson, les amis d’enfance de Julie, employés par le festival pour la saison, l’y rejoignent, discutent avec enthousiasme des films de la sélection, des réactions du public et de la critique, des derniers cancans.

La polémique Von Trier à peine évoquée, on court enfiler ses robes de gala et son smoking – « le premier que j’aie jamais acheté ! », précise non sans fierté le jeune Angelo, quand Clément peine à boucler le dernier bouton de sa chemise. On se dirige en habit de lumière vers la Croisette, on reconnaît des vitres de la voiture l’arrivée d’Afida Turner, « mais si, de cette émission, là », on tremble un peu lorsque s’ouvre la portière sur le tapis rouge et son flot continu de flash. Entre la robe trompette à froufrous de Michelle Rodriguez et le décolleté de dos bien moins distingué de Nabilla, on fait son entrée avec émotion, suivi de storm-troopers que tous ne reconnaissent pas – certains, trop jeunes, n’ont vu aucun Star Wars ! L’équipe du film entre dans la salle, la musique de Saint-Saëns retentit, le film commence, non sans entraîner son lot de petites déceptions.

La fatigue fait son chemin lors de l’opulent dîner organisé ensuite – minuit approche – mais on négocie encore son accès, via un copain ou un autre, à la Villa Schweppes, les yeux encore brillants. Nul doute que cette expérience cannoise sera la première d’une longue série à venir.