[Mostra 2016, compétition] « Spira Mirabilis », deux heures d’un documentaire médusant

5 septembre 2016 Par Elie Petit | 0 commentaires

Massimo D’Anolfi et Martina Parenti livrent un documentaire qui malgré la souffrance endurée pendant deux heures, vaut le coût. Une réflexion sur la vie, la mort et plus loin encore.

Note de la rédaction :

Dieu, encore et toujours. Puis les hommes. Leur capacité à penser la vie. Et à répandre la mort. Spira Mirabilis est mystérieux, rend confus. Il est difficile de l’aimer, de suivre. Entre un récit des native americans de Wounded Knee et les images du processus de fabrication des steel drums, entre les immeubles qui s’écroulent dans le bruit et les barrages qui se construisent, assourdissant. Et les silence des longues séances d’observation au microscope.

Spira Mirabilis est un chemin qui, s’il n’est pas suivi jusqu’à la fin est inutile voir ravageur. On peut penser par moment qu’il a plus la place comme installation vidéo dans une galerie d’art mais c’est bel et bien un documentaire. Dont on ne comprend le sujet que tard.

Très peu de textes hormis les lectures de Borges et d’autres, par Marina Vlady. Et beaucoup, beaucoup de bruit. On y voit le mouvement permanent des actions humaines, de différents processus : la construction, la destruction, la transformation, la fécondation.

Sorte de Tree of Life non esthétique, dur, Spira Mirabilis est une expérience de violence psychologique qui reste gravée longtemps pour la penser après sa conclusion.

Spira mirabilis (documentaire) de Massimo D’ANOLFI et Martina PARENTI – Italie/Suisse ) 121’


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