[Live Report] Festival international du film d’animation d’Annecy-Jour 5

19 juin 2016 Par Sandra Bernard | 0 commentaires

Sous un joli rayon de soleil, nous avons découvert en exclusivité mondiale les premières images du prochain film Disney, une sélection de classiques du court métrage français, une production chinoise pour le moins inabouti et un magnifique film venu tout droit de Nouvelle Zélande.

Au petit matin, direction la salle principale du festival pour une séance Disney un peu spéciale avec la présentation du court métrage Inner Workings et le travail en cours sur le long métrage Vaiana : la légende du bout du monde. Le court métrage, déjà achevé, est excellent et plutôt original. Vaiana, pour sa part, semble bien parti pour surclasser les dernières productions Disney. Cette princesse Maori qui doit sauver son peuple n’a pas froid aux yeux. Les plans dévoilés sont de toute beauté. L’attente va être longue jusqu’à Noël.

L’hommage à l’animation française s’est poursuivi avec les classiques. Mention spéciale au court métrage l’Idée, datant de 1932, réalisé par un ancien assistant de Lotte Reiniger. Une sélection intéressante de courts métrages dont certains ne sont que rarement présentés.

Le long métrage hors compétition Monkey King de Tian Xiaopeng, entièrement en 3D, n’est pas parvenu à convaincre. Cette libre interprétation de la Légende bouddhique du Saiyuki pêche par manque de lisibilité de l’histoire, des liens artificiels entre les personnages, des combats brouillons, une technique perfectible concernant l’animation et le rendu, enfin une violence non cohérente et non assumée. Grosse déception.

Enfin, 25 April, de Leanne Pooley aborde avec sensibilité un épisode sanglant de la Première guerre mondiale : le bataille de Gallipoli entre les australiens et les Néo Zélandais d’une part et les turcs d’autre part . Pendant huit mois, les troupes du Commonwealth ont tenu un petit bout de terre près du détroit des Dardanelles face à plus de 150 000 turcs . Les pertes ont été excessives et en particulier dues à une mauvaise stratégie de la part du commandement anglais qui a sciemment sacrifié ses hommes.

Ce long métrage en compétition est basé sur les récits, lettres et mémoires de six personnages ayant réellement existé. Sa narration complète avec justesse le côté technique d’animation en 3D avec un rendu 2D. Sans sentimentalisme ni superflu, il aborde un sujet méconnu en France avec une réelle justesse. Le film secoue et l’on comprend aisément les mouvements pacifistes qui ont pris leur essor pendant l’entre deux guerres. Une production qui aurait toute sa place dans le palmarès.

Visuel : SB


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