[Live Report] Festival International du Film d’Animation d’Annecy-Jour 3

16 juin 2016 Par Sandra Bernard | 0 commentaires

C’est sous un beau soleil et un ciel bleu réconfortant que débute ce troisième jour au festival d’Annecy.

Année France Corée oblige, l’on regarde de plus près les productions du prolifique pays du matin calme avec la présentation du très prometteur Portrait d’une femme chamane de Jae-Hoon Ahn qui narre le choc religieux entre une femme chamane et son fils récemment converti au christianisme. Entièrement réalisé en 2D à la main, l’on attend avec une certaine impatience le résultat final.
On poursuit le marathon du jour avec La guerre des Tuques, 3D de Jean-François Pouliot et François Brisson. Adaptation d’un classique québécois du cinéma d’animation, l’on y suit un groupe d’enfants dont les batailles de boules de neige sont épiques et inventives jusqu’à devenir de plus en plus sérieuses. Mais jusqu’où va mener cette « guerre »? Bien réalisé, bien animé (surtout dans la seconde moitié du film) la guerre des Tuques est clairement destiné aux plus jeunes par ses thématiques, son ton et son design. Mention spéciale à la petite sœur hyperactive qui est le personnage le plus marquant du film. Parmi les plus, on ne peut pas manquer le savoureux accent québécois, mais on ne s’ arrêtera pas sur les chansons.
On poursuit avec La jeune fille sans main de Sébastien Laudenbach qui s’est librement inspiré du conte de Grimm et nous livre un film poétique et vibrant . Une jeune fille vendue par inadvertance au diable par son père est sauvée par sa grande pureté, mais elle perd ses mains. Elle quitte alors sa famille et se retrouve dans la forêt où les esprits lui viennent en aide et bientôt elle rencontre un prince, mais ce n’est que le début de l’histoire…. Avec une apparente simplicité et des graphismes de toute beauté, l’on atteint un résultat magnifique. Un coup de cœur qui mériterait bien une petite place au palmarès.

Window horses d’Ann Marie Fleming est une étrangeté. Ses graphismes simples pour ne pas dire simplistes et peu engageants cachent un beau récit sur l’art et la quête des origines où une jeune poétesse canadienne d’origine chinoise et iranienne se rend en Iran pour un festival de poésie où elle va beaucoup apprendre. Une bonne surprise qui, grâce à une belle construction et un dynamisme livre un récit sensible qui ne tombe pas dans le pathos. L’on se laisse prendre au jeu et l’on se dit que le film mériterait bien une petite récompense.

Visuel : SB


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Google+

Laissez un commentaire: