L’agenda cinéma de la semaine du 25 juin !

27 juin 2018 Par
Lucile Brusset
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Toute La Culture vous a préparé une petite sélection cinéma pour la semaine…de quoi fuir la chaleur en s’enfermant dans les salles obscures climatisées ! Au programme, Charlize Theron en mère débordée, un film d’animation engagé, trois rééditions et un festival de films érotiques…

Tully de Jason Reitman, pour la performance stupéfiante de Charlize Theron

Marlo est une mère de famille américaine comme une autre : la petite quarantaine, elle vient d’avoir son troisième enfant. Mais entre son corps malmené par les grossesses, les nuits sans sommeil, les repas à préparer, les lessives incessantes et ses deux aînés qui ne lui laissent aucun répit, elle est au bout du rouleau…Quand son frère lui propose comme cadeau de naissance une nounou de nuit, sa vie va changer du tout au tout ! Dans Tully, le tandem Jason Reitman- Diablo Cody reviennent pour une troisième collaboration (après Juno et Young Adult) avec un film piquant qui parvient assez bien à rendre compte de la forme d’aliénation que peut engendrer la maternité. Un thème qui tranche avec la représentation des mères dans le cinéma américain, souvent présentées comme des super-héroïnes. A noter, la performance incroyable de Charlize Theron, méconnaissable dans le film avec 20 kilos de plus, et stupéfiante de crédibilité dans le rôle d’une mère de famille débordée.

Parvana de Nora Twomey pour la beauté de ses dessins et son message d’espoir face à l’oppression

Adapté d’un best-seller de la littérature jeunesse Parvana, Une enfance en Afghanistan de Deborah Ellis, le film de Nora Twomey traite de l’enfance de Parvana, jeune fille de 11 ans qui, après l’arrestation de son père, écrivain public, voit sa vie basculer. Pour pouvoir sortir de chez elle et parvenir à sauver son père, la petite va devoir se travestir, risquant à tout moment d’être démasquée dans un Kaboul aux mains des Talibans. Ce sujet costaud pour un film d’animation « tout public » est admirablement bien traité par la réalisatrice, qui lui insuffle suffisamment de poésie et de pédagogie pour le rendre accessible à tous. La narration est limpide et montre qu’il n’est pas nécessaire d’arrondir les angles pour exposer aux enfants la gravité de certaines situations dans le monde. Chef-d’oeuvre de l’animation, à la fois pour son récit et ses très belles images, Parvana a d’ors et déjà conquis le jury du Festival du film d’Animation d’Annecy, raflant le prix du jury et le prix du public.

Cocktail Molotov de Diane Kurys, pour sa poésie pleine de nostalgie et d’innocence

Paris. Mai 68. Anne aime Frédéric mais la mère d’Anne n’accepte pas l’origine modeste du jeune homme. La veille des événements de Mai, Anne décide de fuguer avec Frédéric et leur ami Bruno vers Venise. Le trio traverse la France de 68 dans un voyage rythmé par les échos de presse qui relaient la révolte étudiante…Le film de Diane Kurys, tendre et fougueux, propose un regard original sur Mai 68 ainsi qu’un portrait de personnages sympathiques et pleins de rêve. Mention spéciale pour François Cluzet, qui nous offre là l’un de ses premiers rôles de jeunesse ! A découvrir ou re-découvrir solo ou en famille à l’occasion de sa réédition en salles par Malavida : notre critique à lire ici !

Les tueurs de la Lune de Miel de Leonard Kastle, parce que ce chef-d’oeuvre en noir et blanc est tout simplement culte !

L’intrigue du film reprend l’histoire sordide et romanesque de deux amants criminels, qui, dans un plan machiavélique, suppriment de vieilles dames riches après les avoir séduites. Le film, réédité en salles, est un chef-d’oeuvre magistral et d’une grande modernité. En noir et blanc, on lui trouve des influences de Massacre à la Tronçonneuse, filmé un an plus tôt mais aussi de La Nouvelle Vague française et du cinéma de John Cassavetes. A voir et à revoir pour ceux désirant savourer sur grand écran une représentation de la banalité du Mal ! La critique de Toute La Culture ici.

JSA (Joint Security Area) de Park Chan-Wook, pour son regard visionnaire sur l’histoire des deux Corée

A la suite d’une fusillade dans la Zone Commune de Sécurité (Joint Security Area) qui sépare les deux Corée, deux soldats de l’armée nord-coréenne sont retrouvés morts. Une jeune enquêtrice suisse, chargée de faire en sorte que la situation ne dégénère pas en incident diplomatique, va vite découvrir à la suite d’audition avec des soldats en poste que l’enquête s’avère être plus compliquée qu’il n’y paraît. Oeuvre de jeunesse du réalisateur coréen Park Chan-Wook, le film brille par bien des aspects : visionnaire et haletant, ce thriller délivre un discours engagé et humaniste. Jamais sorti en salles auparavant, sa réédition est l’occasion d’en savoir plus sur les tenants et les aboutissants du conflit entre les deux Corée, ce dans une mise en scène parfaite signé du réalisateur qui nous avait déjà bluffé avec Mademoiselle et Old Boy. La critique ici.

Le festival du film de fesses de Paris, pour ses projections intello et érotiques

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La festival du film de fesses de Paris met à l’honneur le Japon avec une rétrospective intitulée, non sans humour, « MONTRE TES NIPPONS ». L’occasion de découvrir la face mutine du cinéma nippon, à travers une vingtaine de films des années 60 à nos jours. Cerise sur le gâteau : un focus est consacré au réalisateur Tatsumi Kumashiro, l’auteur du film Roman Porno. Alors « ramen » tes fesses pour ce festival qui se déroulera du 28 au 30 juin ! La programmation par ici.

Visuel : ©Affiche festival film de fesses