James Bond et son générique

7 novembre 2008 Par loic | 0 commentaires

James Bond, c’est un espion plein de gadgets hi-tech et à l’aise avec la gente féminine, soit. Mais alors que ces éléments sont plus ou moins importants suivants les films (voir notre critique sur Quantum of Solace où ces deux éléments sont quasiment absents), une image est complètement indispensable, présente dans chaque opus : le plan où, dans le canon d’un revolver, on voit James Bond avancer et abattre celui qui le tenait en joug. Comment cette image a-t-elle vieillie ? Comment est-elle utilisée depuis James Bond contre Dr. No jusqu’à Quantum of Solace ? Analyse, avec images à l’appui.

Cette image fait généralement office d’ouverture. La première fois que l’on peut la voir, dans Dr. No, la musique de John Barry n’intervient qu’à partir du coup de feu tiré par Bond. Ce ne sera plus jamais le cas ensuite, où le célèbre thème musical sera présent dès le début. Jusqu’en 1965, Sean Connery tirera son coup de feu debout, en effectuant simplement un petit saut (assez peu coquet, il faut le dire) pour se retrouver face à son ennemi invisible. À partir d’Opération Tonnerre, il tirera à genoux.
En 1969, dans Au Service Secret de sa Majesté, c’est Georges Lazenby qui reprend le flambeau de l’espion anglais. Si son interprétation n’a guère été convaincante, il faut noter qu’il est beaucoup plus à l’aise que Sean Connery dans l’exercice du tir à genoux. Remarquez avec quelle aisance il glisse et prend appui sur ses genoux, et ce avec la plus grande fluidité ! Cela force le respect.

En 1973, à partir de Vivre et laisser mourir, Roger Moore révolutionne totalement cette image d’ouverture. Premièrement, il ne porte plus de chapeau. Deuxièmement, il tire accroupi. Enfin, il vise à deux mains. Jusqu’au bout, Roger Moore sera resté particulièrement constant dans sa manière de flinguer. La seule évolution que l’on peut noter réside dans ses pantalons dont la coupe n’est pas toujours du meilleur goût.
En 1983, Jamais plus jamais n’ est qu’une reprise non-officielle de James Bond, par une société de production qui n’appartient pas à Cuby Broccoli (producteur attitré de tous les James Bond depuis sa naissance). L’illégitimité du film éclate dès le générique : cette image mythique n’y figure pas.

En 1985, dans Tuer n’est pas jouer, Timothy Dalton s’inspire énormément de Roger Moore dans sa position accroupie. Il est néanmoins plus énergique et annonce la violence des deux opus avec cet acteur.

En 1995, avec Pierce Brosnan et GoldenEye, le thème musical devient bêtement électronique (merci Eric Serra… pfff) et James Bond à tirer debout, fier comme un paon ! En 2002, dans Meurs un autre jour, les effets spéciaux permettront de donner l’impression que la balle se dirige vers le spectateur et fait ainsi exploser l’image. Cet effet assez peu convaincant ne sera jamais réutilisé.

En 2006, encore une révolution. Si l’image apparaît toujours au début, elle est ici intégrée à l’histoire. De plus, ce n’est plus du tout la même esthétique qui est utilisée.
Enfin, ce n’est pas dans la vidéo mais dans les salles : dans Quantum of Solace, le plan reprend l’esthétique classique (le sang rouge qui coule) mais il intervient à la toute fin du film, comme conclusion.


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