Harold et Kumar s’évadent de Guantanamo

26 juillet 2008 Par admin | 0 commentaires

Visiblement peu regardant sur le mélange des genres, Hayden Schlossberg et Jon Hurwitz viennent de sortir un teen-movie à portée sociale, Harold et Kumar s’évadent de Guantanamo.

George Bush aurait stimulé les productions artistiques à portées sociales… On ne compte plus les films-réflexions sur la guerre en Irak ou sur la politique des Etats-Unis, comme un refrain que l’on chante à tue-tête. Arrivés après la bataille, Harold & Kumar s’évadent de Guantanamo et jouent la carte de la satire. Le concept est on ne peut plus simple, si bien qu’un rapide coup d’œil à l’affiche suffit pour comprendre le scénario. Les deux zigues sont citoyens américains et leurs visages laissent deviner des origines étrangères, ce qui fait peur à d’autres américains – blancs ceux là – qui ne se sont pas remis du traumatisme du 11 septembre. A la suite d’une méprise, ils vont être enfermés à Guantanamo puis vont s’évader aussitôt.

Non, non, vous ne vous êtes pas trompé, ce film fait partie de ceux-là ; les Scary Movie, American Pie, Mr Bean et autres, le degré 0 du cinéma, les scénarios bouclés en deux soirées bière-chips avec ses potes, les plans sans intérêt, les péripéties téléphonées, la musique de supermarché. Harold & Kumar n’est pas une création non plus, juste une copie carbone de Cheech & Chong, de Wayne’s world, de Jay & Bob et j’en passe. Mais personne n’oserait dire le contraire : de la même manière que l’on sait ce que l’on fait lorsque l’ on achète Closer, on sait ce qu’on va nous servir quand on va voir Harold & Kumar s’évadent de Guantanamo. Le style offre de nombreux avantages. Les réalisateurs peuvent même parodier grossièrement un des personnages les plus puissants et les plus impopulaires du monde, sans se compromettre. Les gags sont de toute façon servis à la pelletée si bien que l’on se surprendra toujours à rire à un moment ou à un autre. Alors, si vous êtes fatigué, déprimé ou que vous souhaitez caresser une grande question dans son habit le plus superficiel, allez vous bidonner devant Harold et Kumar. En espérant que ce ne soit pas votre unique source de réflexion.

Yves Bouillon


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