38e FIFF de Créteil : le Cinéma s’exprime au féminin

25 mars 2016 Par Aurélie David | 0 commentaires

Cette semaine, Toute La Culture s’est déplacée à Créteil dans le cadre du 38e Festival International des Films de Femmes (FIFF). En attendant le palmarès samedi soir, retour sur un long-métrage de fiction finlandais, un film documentaire uruguayen un court-métrage d’animation allemand, tous sélectionnés en compétition officielle et tous réalisés au féminin.

Tsamo d’Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio. Finlande. 1 h 25.

Note de la rédaction :

[Synopsis officiel] 1860, l’Alaska et la Finlande font partie de l’empire russe. Le frère du gouverneur de l’Alaska achète une jeune Indienne afin de la rendre libre à l’âge adulte. A son retour de Finlande, il emmène l’enfant avec lui.

Inspiré d’une histoire vraie, Tsamo dépeint l’histoire d’une petite fille indienne de 9 ans. Libre, elle est achetée par le frère du gouverneur de l’Alaska. Indienne, elle est emmenée en Finlande afin d’être éduquée. Païenne, elle se retrouve baptisée. Perdue dans cette nouvelle vie qui s’impose à elle, Tsamo, devenue Aina, tente d’avancer et de grandir. Pour l’y aider, elle se réfugie au sein de ses propres croyances. A travers ce film se dessine la rencontre brutale entre deux mondes, celui de la ville et celui de la tribu, mais où s’opposent également d’un côté deux croyances, et de l’autre, le corps physique et le corps spirituel. Tsamo, une histoire touchante et déroutante.

Carolina’s World de Mariana Viñoles. Uruguay. 1 h 10.

Note de la rédaction :

[Synopsis officiel] Un dialogue touchant entre la cinéaste et Carolina, jeune femme atteinte du syndrome de Down, qui lui parle d’amour et de ses premiers pas pour devenir indépendante.

C’est la rencontre entre Carolina et Mariana, entre un témoignage et une confidente, entre une tranche de vie et l’œil de la caméra. A travers ce documentaire, la réalisatrice Mariana Viñoles nous livre, sans fard, ses instants échangés avec Carolina, une jeune uruguayenne d’une vingtaine d’années, atteinte de Trisomie 21. Entre sourires et fous rires, émotion et partage, les thèmes de la famille, de l’amour, de l’intimité et surtout de l’indépendance sont au cœur de cet entretien bouleversant.

Automatic Fitness d’Alejandra Tomei et d’Alberto Couceiro. Allemagne. 21’.

Note de la rédaction :

[Synopsis officiel] Un poème énigmatique sur les automatismes du quotidien. Une réflexion sur notre rapport au temps et à l’argent. Un pamphlet radical contre le capitalisme.

« Métro, boulot, dodo » C’est un peu ce gimmick que décrit avec brio Automatic Fitness. Un court-métrage amusant, mais grinçant, sur le rapport entre l’homme et son quotidien, entre l’homme et son travail, et surtout son rapport au temps et à l’argent. A travers la force de ses dessins faisant passer notre monde pour une machine et les êtres-humains pour des automates, souligné par une musique doucement robotique, ce court-métrage se déroule crescendo et donne à penser sur l’aliénation de notre monde.

Visuels : Affiche du festival et bandes-annonces officielles des films.


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