« Faute d’amour », le drame abouti de Andreï Zviaguintsev [Cannes 2017, Compétition]

28 mai 2017 Par
Yaël Hirsch
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Après Léviathan, Andreï Zviaguintsev est de retour en compétition officielle avec « Faute d’amour », un drame familial et social implacable. Même s’il divise la critique, « Faute d’amour » pourrait bien lui donner accès à une palme qu’il brigue depuis fort longtemps…

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Après douze ans de vie commune, Boris et Genia ne s’aiment plus. Alors que chacun veut refaire sa vie avec un nouveau conjoint et que l’appartement de la grande ville où ils vivent est déjà visité par d’autres acquéreurs, on peut même directions si supportent. Chacun aimerait recommencer à zéro, mais entre eux il y s un fils, Aliocha qu’ils se renvoient comme un objet. Un jour Aliocha disparaît. Tant bien que mal, les parents doivent se mobiliser ensemble pour lancer les recherches.

Crépusculaire et lancinant dans sa forme, Faute d’amour est une fable morale cruelle, maîtrisée et universelle qui s’adresse à l’individualisme forcené chez un couple de la classe moyen qui aurait pu agir de même dans n’importe que les grande ville. Implacable, Andreï Zviaguintsev lance une machine infernale de cinéma à partir des émotions rachitique et des corps sublimés de deux personnages principaux qui se condamnent comme des héros mythiques à n’être que des archétypes d’un monde ou les femmes ont deux activités: se pendre en selfie et choisir un époux riche et où les hommes fuient un maximum leurs responsabilités.

Pour voir notre interview des deux acteurs principaux du film, c’est ici.

Faute d’amour, de Andreï Zviaguintsev, avec Maryana Spivak, Matvey Novikov, Andris Keishs, Russie, 2017, 2 h 07. En compétition Sortie en salles le 20 septembre.


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