[Sorties dvd] Julien Duvivier en 3 films restaurés

3 juin 2016 Par Yaël | 0 commentaires

Alors que l’on fête les 80 ans du front Populaire, Pathé ressort trois films d’un de ses cinéastes cultes : Julien Duvivier, dont deux ont pour star l’archétype de l’ouvrier devenu patron après la guerre : le grand Jean Gabin. Petits bijoux de psychologie, de réalisme, de jeux d’acteurs et même de suspense, La Belle Equipe, La Fin du Jour, et Voici le temps des assassins sont à (re)découvrir d’urgence.

Film emblématique des ouvriers qui découvrent les week-ends aux bords de la Seine et les congés payés, La Belle équipe (1936) met en scène cinq chômeurs qui décident de reprendre une guinguette, mais l’amour s’en mêlent et les revers des avancées du Front Populaire se font déjà sentir. Avec Jean Gabin et Charles Vanel pour figures de proue, vif mais aussi cinglant selon l’habitude de Julien Duvivier, la Belle équipe restaurée n’a pas pris une ride. de la guinguette des années 1930 au bar branché de Belgica, l’idée force est la même : vivre en accueillant les autres dans un lieu identitaire fort…

Dans la Fin du jour (1939), Duvivier commence déjà à flirter avec le film noir, tout en conservant un texte théâtral très « français ». Ici, le lieu n’est pas choisi puisqu’il s’agit d’une maison de retraite pour acteurs et pourtant… les habitants de cette voie de garage sublime et tragique tentent bien de la sauver leur maison. Hommage sublime aux acteurs, mettant en scène un Michel Simon cabotin et un Louis Jouvet vieux beau en diable et un Victor Fransen sublime en grand talent méconnu du public. A son habitude, Duvivier est cinglant et ne ménage pas ses personnages, ce qui les rend définitivement inoubliables.

Enfin, datant d’après la guerre Voici le temps des assassins (1956) est probablement l’un des meilleurs films noirs français, qui se passe dans les Halles. Jean Gabin y incarne le personnage de André Chatelin, patron et restaurateur à grand succès d’une cinquantaine d’années, qui tombe sous le charme dangereux d’une jeune-femme de 20 ans, Catherine (Danielle Delorme). Manipulations sur fond de valses de plats et de décor parisien sont le recette simple et efficace de ce grand film trop méconnu.

Suppléments.
- La Belle Equipe : Au fil de l’eau, l’histoire de La Belle Equipe (21 min) + Entretiens avec Eric Bonnefille (auteur de « Julien Duvivier + Le mal aimant du cinéma français »), Hubert Niogret (auteur de + « Julien Duvivier – 50 ans de cinéma »), et montage d’archives avec Charles Spaak (scénariste), Viviane Romance (comédienne) et Armand Panigel (producteur de l’émission « Au cinéma ce soir »)
- La Fin du jour : Le dernier acte, l’histoire de La Fin du jour (16 min) : Entretiens avec Eric Bonnefille (auteur de « Julien Duvivier – Le mal aimant du cinéma français »), Hubert Niogret (auteur de « Julien Duvivier – 50 ans de cinéma »), et montage d’archives avec Charles Spaak (scénariste) et Michel Simon (comédien)
- Voici le temps des assassins : Filmer la noirceur, l’histoire de Voici le temps des assassins (18 min) : Entretiens avec Eric Bonnefille (auteur de « Julien Duvivier – Le mal aimant du cinéma français ») et Hubert Niogret (auteur de « Julien Duvivier – 50 ans de cinéma »)

Chaque Dvd : 19.90 euros. Sortie le 1ier juin 2016.

A noter, avec ces rééditions Duvivier, Pathé ressort deux autres grands classiques du cinéma français : « Tartarin de Tarascon » de Raymond Bernard ainsi que « Justin de Marseille » de Maurice Tourneur.

visuel : screenshot page facebook pathé


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: