David Fincher, les projets du maître du thriller pourraient surprendre

2 septembre 2016 Par Charles Filhine-Trésarrieu | 0 commentaires

Si David Fincher aime cultiver le secret autour de tous ses projets, chaque information que la presse arrive à soutirer au réalisateur américain ou à ses proches est un événement en soi. En effet plus personne ne remet en cause le talent de l’homme à qui l’on doit SevenFight Club ou plus récemment The Social Network. Il a déjà marqué l’histoire du cinéma. Les salles obscures attendent le retour du réalisateur américain depuis le succès de Gone Girl en 2014.

Ces derniers mois, David Fincher semblerait sur le point de faire des annonces concernant ses projets pour la télévision et le cinéma. Dans une interview accordée au média anglophone The Film Stage et publié le 26 août, le réalisateur Alek Keshishian a confirmé travailler en ce moment avec son ami David Fincher. S’il a confié que le principal objet de leur collaboration était destiné à la télévision, Keshishian a déclaré ne pouvoir en dire plus sur ce mystérieux projet. Devant ces débuts de révélations, il est difficile de ne pas se montrer intéressé. On se souvient en effet que c’est Fincher qui en 2013 avait donné le coup d’envoi réussi de la série House of Cards, en réalisant les deux premiers épisodes du show. C’est lui qui instaura le ton et l’esthétique qui font encore aujourd’hui le succès de la série portée par Kevin Spacey et Robin WrightIl s’était alors vu décerner le trophée de la Meilleure réalisation pour une série dramatique lors de la soixante-cinquième cérémonie des Emmy Awards. Si Fincher a connu le succès avec House of Cards, on ne peut malheureusement pas en dire autant de ses autres projets télévisuels. Pendant l’été 2015, la mésentente entre le réalisateur et la chaîne HBO se solda par l’abandon définitif des futures séries sur lesquelles il travaillait : Utopia, le remake d’une série dramatique britannique, Shakedown qui aurait mis en scène Charlize Theron et Videosyncrazy qui aurait eu pour trame l’industrie du disque dans les années 1980. Espérons toutefois que ce nouveau projet évoqué par Keshishian ne connaisse pas un sort similaire à celui des précédents.

Son ami a aussi évoqué une « idée de film très expérimental » sur laquelle il plancherait en ce moment avec Fincher. Surtout connu pour sa maîtrise du genre du thriller, qu’il nous a encore rappelé en 2014 avec l’excellent Gone Girl, la perspective de voir le réalisateur s’exprimer dans un autre registre donne malgré tout fortement envie. Au début du mois d’août, les spéculations allaient bon train sur une éventuelle collaboration de Fincher sur le futur blockbuster de Brad Pitt : un projet de suite pour World War Z. Ce film de zombies, très orienté action, avait réussi à attirer les spectateurs qui s’étaient déplacés en nombre pour voir l’acteur sauver le monde d’une pandémie dévastatrice. Cette super-production ayant été le film le plus rentable de toute sa carrière d’acteur/producteur ($540 de recettes à travers le monde selon le magazine américain Variety), on comprend pourquoi Pitt aimerait en sortir un deuxième. Mais après que le réalisateur Juan Antonio Bayona fut débauché du projet pour aller tourner une autre suite, celle de Jurassic World, Pitt et la société de production Paramount auraient commencé à négocier avec Fincher pour qu’il accepte d’être derrière la caméra de ce World War Z deuxième du nom. Même si les rumeurs semblent aujourd’hui confirmer cette collaboration, il ne serait pas surprenant que Fincher soit réticent à l’idée de réaliser la suite d’une aussi grosse production. En effet c’est un exercice qu’il redoute depuis ses débuts laborieux en tant que réalisateur d’Alien 3, un film qu’il n’a eu de cesse de renier après que les producteurs eurent décidé de remplacer sa fin par la leur. Si jamais il décidait de faire confiance à Brad Pitt, l’un de ses acteurs fétiches, on espère qu’ils honoreront tous deux leur quatrième collaboration en produisant un film d’action maîtrisé et répondant aux attentes qu’il suscite.

Visuel : © Wikimedia Commons


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