« Posoki » de Stéphan Komandarev, un regard sur la corruption [Cannes 2017, Un Certain Regard]

28 mai 2017 Par
Yaël Hirsch
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Dans la section « Un Certain regard », le film très abouti de Stéphan Komandarev, « Posoki » (« Directions »), réfléchit avec brio l’état de corruption de la Bulgarie. Une fable attachante et intelligente, qui aurait tout à fait sa place dans le palmarès.


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Un entrepreneur fait le taxi pour boucler ses fins de mois, mais il a besoin d’un prêt légitime de la banque pour développer son affaire. Lorsqu’il comprend que rien ne sera possible sans pots-de-vin, il se rebelle et tue le banquier véreux. Arrêté, il suscite soudainement une levée de sympathie de la population du pays. L’affaire devient médiatique et en dit long sur l’état de la Bulgarie et les aspirations de la population.

Dans la lignée de « Baccalauréat«  de Mungiu, de « Fixeur » de Sitaru ou de « Glory » de Kristina Grozeva et Petar Valchanov, Kommandarev met en scène la question épineuse de la corruption en Europe, à travers une fiction aux situations fortes et interpellantes. Avec un acteur principal magnifique, une image léchée et un suspense de bon thriller psychologique, « Posoki » est un film abouti qui remplit parfaitement le contrat de de la section : ouvrir l’œil sur une partie du monde. Un beau film qui sera peut-être primé et qu’il ne faut pas manquer.

« Posoki » (« Directions »), de Stephan Komandarev, avec Vassil Vassilev, Bulgarie/ Allemagne, 2017, 103 min. Cannes 2017, Un certain Regard.

Photo : selva todorova


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