[Cannes 2016, Quinzaine] « Raman Raghav 2.0″, un thriller qui manque cruellement d’envie et de rythme

11 mai 2016 Par Hugo Saadi | 0 commentaires

Avec Raman Raghav 2.0, Anurag Kashyap se rate complètement. Le film fait du surplace pendant sa plus grande partie, la faute à un scénario en dent de scie qui trouve difficilement son rythme. La violence quant à elle est bien là, mais totalement gratuite. Deux longues heures passées à Bombay…

Note de la rédaction :

D’emblée de jeu, le réalisateur propulse son film dans une boite de nuit, les lumières stroboscopiques et la musique électro nous agressent les yeux et les oreilles. On se dit que le film part sur des bases énergiques, mais on se rendra très vite compte que l’on fait fausse route. Du moins, après le générique, totalement psychédélique (et à déconseiller aux personnes épileptiques). Mais voilà, le film qui s’articule autour de 8 chapitres ne tient pas la route, et tourne même longtemps en rond. Les situations ne décantent jamais une histoire qui tarde à s’envoler, le surplace attrape le spectateur en pleine montée et plus dure sera la chute. Le film part dans tous les sens avec une intrigue qui se veut simple, mais le piétinement de celle-ci rend le tout inintéressant. Pourtant Raman Raghav 2.0 présente un tueur en série poursuivi par un flic dont le face à face est imminent. C’est donc l’eau à la bouche que l’on se présente à la séance, mais au final, une ou deux courses poursuites et de la violence gratuite à se mettre sous la dent, le tout sans aucune tension et émotion.

Anurag Kashyap a trop compté sur sa BO qui mélange les genres et ne colle pas vraiment aux situations, même si le décalage est parfois appréciable. Dans une Bombay délabrée et représentée comme un véritable labyrinthe, le réalisateur n’arrive pas à garder son scénario droit et se disperse dans de multiples intrigues qui s’épuisent bien trop vite. Le final quant à lui… Non, il est préférable de ne pas en parler tellement il est maladroit…

Visuels © DR

Raman Raghav 2.0, de Anurag Kashyap, Inde, 2h07, avec Nawazuddin Siddiqui, Vicky Kaushal, Sobhita Dhulipala. La Quinzaine des Réalisateurs 2016, en compétition.


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