[Cannes 2016, Quinzaine] « L’effet aquatique », surprenante comédie dramatique de Solveig Anspach

17 mai 2016 Par Hugo Saadi | 1 commentaire

L’effet aquatique, film posthume de la réalisatrice franco-islandaise Solveig Anspach, disparue l’été dernier avait une saveur particulière. L’émotion était en effet très palpable du côté des comédiens présents dans la salle. La sincérité qui se dégage du film couplée à la finesse de l’écriture et à un formidable duo permet d’obtenir un film qui étincelle nos yeux et nos cœurs.

Note de la rédaction :

Tout commence dans un bar. Samir (Samir Guesmi) aperçoit Agathe (Florence Loiret-Caille), une jolie femme en plein rencard, mais celui-ci tourne vite au harcèlement. Elle claque la porte du bar en poussant une gueulante provoquant un petit coup de foudre pour Samir qui décide coûte que coûte de retrouver et séduire Agathe, maitre nageuse de la piscine de Montreuil. Oui, coûte que coûte. Il en vient à faire croire qu’il ne sait pas nager pour prendre des leçons auprès d’elle… Et voilà que démarre un mensonge qui sera le point de départ d’un long road-trip amoureux qui les emmènera tous les deux en Islande où les péripéties s’enchaineront à une allure folle.

Solveig Anspach maîtrise avec brio le comique de situation. Que ce soit dans un bassin d’eau pour enfants, lors d’une réunion entre maîtres nageurs ou sur un lit d’hôpital, la réalisatrice a le don pour appuyer là où ça fait du bien et déclenche systématique le rire. L’humour n’est jamais grossier, au contraire tout est dans la subtilité et dans le caractère des personnages. Par ailleurs, elle s’entoure d’une galerie de personnages tous indispensables les uns que les autres particulièrement en ce qui concerne le personnel de la piscine : la nympho qui se rince l’œil sous les douches, le réceptionniste mou du genou et un peu benêt ainsi que le maître nageur dragueur et lourdingue.

La deuxième partie du film se déroule en Islande, second pays de la réalisatrice et permet de prendre l’air frais après un quasi huis clos au sein de la piscine municipale. Les paysages enneigés apaise l’esprit tandis que le cœur se réchauffe grâce à un final drôle, mignon et qui donne la chair de poule. Le film vogue sur un air joyeux et mélancolique pendant toute sa durée grâce à la justesse des jeux de Samir Guesmi et Florence Loiret-Caille. Ils forment un duo qui s’entrechoquent avant de faire de belles étincelles.

 

Visuels © Le Pacte

« L’effet Aquatique », un film de Solveig Anspach, avec Florence Loiret-Caille, Samir Guesmi, comédie dramatique française, 1h25. Au cinéma le 29 juin 2016.


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

COMMENTAIRES:

Laissez un commentaire: