[Cannes 2016, Quinzaine] « Folles de Joie », le bonheur à l’état brut

14 mai 2016 Par Hugo Saadi | 0 commentaires

Avec Folles de joie, le réalisateur italien Paolo Virzi délivre un condensé de bonheur où les larmes succèdent au rire. En réunissant deux actrices de choc, il réalise une version italienne de « Thelma et Louise » (toutes proportions gardées) qui captive le spectateur d’un bout à l’autre, avide de sensations fortes aux côtés de ces deux folles, échappées de leur institution psychiatrique. 

Note de la rédaction :

Le film s’ouvre sur Béatrice (Valéria Bruni Tedeschi), une ombrelle à la main, marchant paisiblement dans une grande villa, donnant des ordres à droite et à gauche. Le réalisateur italien brouille les pistes d’entrée de jeu, montrant cette femme pleine de vie et pourtant considérée folle « par les experts ». Ce « moulin à paroles » qu’est Béatrice n’a pourtant pas le droit de sortir de cette villa, une institution psychiatrique qui s’éloigne  des traditionnels asiles. Ici, l’air est frais, les taches ménagères se font dans le jardin et les femmes dorment dans des dortoirs dignes des colonies de vacances. Bien que reine dans cette villa, Béatrice n’y a pourtant aucune amie, les autres internées étant « toutes moches et pauvres » à ses yeux. Jusqu’au jour où débarque Donatella (Micaela Ramazzotti), une femme au comportement discret, mais auto-destructeur. Les deux femmes deviennent rapidement inséparables et au détour d’une sortie en ville, elles embarquent dans le premier bus venu pour un road-trip rocambolesque.

Cette fuite sur la côte italienne est semée d’embûches donnant au film un rythme très agréable et une succession de scènes dynamiques et drôles. Les dialogues remplis d’humour et de second degré dénotent tout le talent de Virzi dans le registre de la comédie dramatique. Il ne délaisse pas pour autant le fil rouge de son film : l’amitié entre ces deux femmes, la tête en vrac et tente à chaque situation comique de nous en dévoiler plus sur leurs passés. Seule ombre au tableau, des dernières scènes un peu trop mélo, mais les deux heures passées en compagnie de Valeria Bruni Tedeschi et Micalea Ramazzotti estompent rapidement ce sentiment. On gardera longtemps en mémoire leurs éclats de rire et leurs sourires. Un feel good movie qui donne la pêche, malgré un sujet sensible.

 Visuels © Bac Films

« Folles de Joie », un film de Paolo Virzi, avec Valeria Bruni Tedeschi, Micaela Ramazzotti, comédie dramatique italienne, 1h56. Au cinéma le 8 juin 2016.


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