[Cannes, Compétition] « Ma’ Rosa » un Brillante Mendoza très ennuyeux

22 mai 2016 Par Geoffrey Nabavian | 0 commentaires

Ces heures cauchemardesques vécues par une famille pauvre de Manille dans un commissariat ne proposent hélas rien de vraiment nouveau. Leur mise en scène coup de poing passe, leur scénarisation laborieuse, non.

Note de la rédaction :

Ma RosaMa’ Rosa gère une épicerie dans un quartier très pauvre de Manille. Dans cette échoppe, de la drogue transite, également. Un soir, elle et son mari Nestor sont arrêtés. Au commissariat, il va leur falloir, pour éviter la prison, passer par les cases mise à table, puis corruption…

Dans un style caméscope numérique au poing, qui passe bien, vu la situation décrite,  le réalisateur de Serbis, Kinatay ou Taklub entraîne ses personnages dans une nuit cauchemardesque. Dans le poste de police où traîne un étrange gamin, et devant lequel d’autres enfants sniffent de la colle, le dialogue avec les corrompus s’amorce : rien, en terme de prix, ne va jamais leur aller. Mais le film déroule une suite de situations absolument typiques. Il semble trop scénarisé : son argument étant très simple, il eût fallu le traiter autrement. Ici,  on s’ennuie très, très vite.

On n’arrive guère à se sentir proche des personnages, car on ne voit jamais ceux-ci hors des scènes qui font avancer l’intrigue, qui font d’eux de simples fonctions. Et on ne sent pas d’urgence, à cause justement de ces scènes trop scénarisées. Cette tentative de captation d’un moment à vif par Brillante Mendoza est un échec. On n’y voit qu’une suite de scènes de film peu originales, pas une réalité qui nous frappe.  Pourtant, Dieu sait que le fond est pertinent…

Article de Geoffrey Nabavian (envoyé depuis le train Cannes-Paris !)

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Visuels : © FILM DISTRIBUTION


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