Ocean’s Eight: un tour de passe passe grandeur nature

18 juin 2018 Par
Donia Ismail
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On pensait que c’était fini. Et pourtant Gary Ross prolonge la trilogie événement du début des années 2000, Ocean’s Eleven avec un quatrième opus. Pas de George Clooney ou de Brad Pitt à l’horizon. Mais un casting flambant neuf, où les femmes détiennent le pouvoir.

La skyline de Manhattan en toile de fond, une brochette de femmes badass et féroces, s’apprêtent à exécuter un tour de passe passe grandeur nature, à la Insaisissables. Entre leurs mains, un plan machiavéliquement bien réfléchi par un seul cerveau, celui de Debbi Ocean (Sandra Bullock), la soeur du mastermind Danny (George Clooney), décédée il y a peu de manière inconnue. Exit le vol de casino, la femme s’attaque à l’événement qui marque la haute classe new-yorkaise: le Met Gala. Une seule cible: un collier Cartier porté par l’actrice du moment — snob et obnubilée par la célébrité — Daphne Kluger (Anne Hathaway). Une machination réglée au millimètre près que rien ne pouvait faire capoter. L’exécution du plan en devient presque jouissive. On se prend à s’attacher aux supers méchantes, et prendre en horreur ceux qui tentent de s’y opposer.

Si Cate Blanchett n’est pas tout à fait à la hauteur de ses précédents rôles (il est sûr que celui-ci ne marquera pas sa carrière), Anna Hathaway crève l’écran. Tout simplement sublime, drôle sans jamais tomber dans le comique burlesque, elle incarne d’une justesse folle la pop-star que l’on adore détester. Fausse crétine, qui veut tout à tout prix, et dont le monde entier embrasse les pieds. À ses côtés, une nerdie Rihanna, une Helena Bonham Carter totalement barrée, une Mindy Kailing magnifiquement drôle et une Awkwafina démente, un peu à l’ouest.