[Berlinale] « Hedi » : révolution personnelle tunisienne

12 février 2016 Par Elie Petit | 0 commentaires

Hedi, de Mohamed Ben Attia, bouleverse le public et ses personnages, emportés dans la possibilité de l’amour dans la société tunisienne post-révolution. 

Note de la rédaction :

Hedi (Majd Mastoura) se marie avec Kheddija dans 2 jours, à Kairouan, en Tunisie. Mais il n’est pas heureux. Il ne l’a pas choisi et ne l’aime pas. De passage à Mahdia, il tombe sous le charme de Rym (Rym Ben Messaoud), danseuse de salsa menant l’animation de groupe de vacanciers.

Film post-révolution, post-attentats en Tunisie, Hedi est l’histoire d’un jeune homme de 25 ans qui fait sa propre révolution. L’image est belle, la Tunisie est calme, les plans sont courts. Le jeune homme est prisonnier, d’une mère étouffante (Sabah Bouzouita) qui décide de tout et survalorise son grand frère, d’un métier de représentants de commerce pour Peugeot dans lequel il ne trouve aucun intérêt. Et de ce mariage qui arrive comme un lent couperet.

On retiendra cette belle phrase libératrice : « Je veux aller à Montpellier avec toi » et l’évocation fine de la chute du patriarcat, symbolisée par la mort du père, qui laisse la place aux structures familiales et à la pression sociale dans une société qui n’a pas fait la révolution des moeurs.

Des dialogues d’un humour doux, dans arabe teinté de français, à la scène de tête à tête dans la mer, Hedi offre à la Berlinale un magnifique démarrage et son unique film arabe.

De Mohamed Ben Attia
Avec Majd Mastoura, Rym Ben Messaoud, Sabah Bouzouita, Hakim Boumessoudi, Omnia Ben Ghali


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