[Deauville, Jour 8] « Brooklyn Village » et « The Fits » concluent en beauté la compétition

10 septembre 2016 Par Aurélie David | 0 commentaires

Dernier jour de compétition au 42e festival du film américain de Deauville avant la Cérémonie des prix qui aura lieu samedi soir. Au programme, la fable sociale « Brooklyn Village » d’Ira Sachs, l’envoûtant « The Fits » et l’avant-première de « Imperium » réalisé par Daniel Ragussis en présence de ce dernier et de son acteur principal : Daniel Radcliffe. 

Brooklyn Village (Little Men) a ouvert cette dernière journée de compétition à Deauville. A travers ce film, Ira Sachs raconte l’histoire de la famille Jardine issue de Manhattan qui hérite d’un appartement à Brooklyn. Au-dessous, Leonor, une couturière latino-américaine, occupe une boutique loué par les Jardine. Les rapports entre ces deux familles sont chaleureux, notamment liés à une forte amitié entre leurs deux garçons : Jake et Tony. Cependant, tout change le jour où les Jardine découvre que Leonor leur verse un loyer bien en-dessous de ce qu’il devrait être… Une fable sociale efficacement menée par une ribambelle d’acteurs tous excellents, de Greg Kinnear, Paulina Garcia, Jennifer Ehle à Théo Taplitz et particulièrement Michael Barbieri (Tony) et sa scène d’anthologie : sa diarrhée verbale avec son professeur de théâtre ! A souligner d’ailleurs que, dans ce film, et précédemment remarqué dans les autres films en compétition comme Main Dreams avec Sophie Nélisse, Transfiguration avec Eric Ruffin, Sing Street avec Ferdia Walsh-Peelo et Lucy Boynton ou encore The Fits avec Royalty Hightower (voir plus bas), c’est la jeune génération d’acteurs et d’actrices qui retient l’attention. Dans « Brooklyn Village », ce sont les personnages de Jake et Tony les fils conducteurs de l’histoire : de leur rencontre jusqu’à la réalité qui finira par les rattraper.

Note de la rédaction :

Brooklyn Village (Little Men),de Ira Sachs, Etats-Unis, 1 h 25, avec Greg Kinnear, Paulina Garcia, Jennifer Ehle, Théo Taplitz, Michael Barbieri. Festival de Deauville 2016.

Après le déjeuner, c’est The Fits d’Anna Rose Holmer qui a achevé la Compétition de ce 42e festival du film américain de Deauville. On y suit Toni, une jeune fille âgée de onze ans qui s’entraîne à la boxe tous les jours dans la salle de son frère, Jermaine. Un jour, elle découvre qu’à l’étage au-dessus, un groupe de jeunes filles s’exercent à la pratique du Drill, une variante très physique du Hip-Hop. Progressivement, elle délaisse la boxe pour la danse… Par son ambiance lente et presque mystérieuse, par l’intensité de l’image et par le jeu d’actrice de Royalty Hightower (Toni), The Fits est envoûtant, voir quasiment ensorcelant. La bande son ainsi que les chorégraphies sont magnétiques. Impossible de ne pas se laisser absorber par ce qui se déroule devant nos yeux. Tous nos sens se retrouvent prisonniers de Toni et de cette bande de filles énigmatiques auxquelles arrivent peu à peu des phénomènes inexpliquées… Crevant l’écran, Royalty Hightower est certainement l’une des plus belles révélations des films de ce festival. Retenez son nom, son avenir semble tout tracé !

Note de la rédaction :

The Fits, d’Anna Rose Holmer, Etats-Unis, 1 h 12, avec Royalty Hightower, Alexis Neblett, Da’Sean Minor, Lauren Gibson. Festival de Deauville 2016.

C’est avec une certaine excitation que nous nous sommes rendus à la soirée Nouvel Hollywood où un prix fut remis à l’acteur américain Daniel Radcliffe, le héro de la saga Harry Potter. C’est d’ailleurs sa partenaire de jeu dans trois de ces opus, Clémence Poésy (Fleur Delacour), qui lui a rendu hommage. Après un retour en image sur sa carrière, la soirée s’est terminée par une avant-première ; la projection du long-métrage Imperium de Daniel Ragussis, également présent sur scène (voir photo ci-dessus), et dans lequel Daniel Radcliffe y tient le premier rôle. Il campe le personnage de Nate Foster, un soldat revenu d’Irak, qui travaille désormais au Bureau du FBI pour éviter qu’un nouveau 11-Septembre ne se reproduise. Lorsque le FBI évite un attentat et découvre qu’une cargaison illégale de Césium-137 se ballade encore dans la nature, Nate Foster et l’une de ses supérieures, l’agent Angela Zampino, sont persuadés qu’il s’agit d’un nouveau projet d’attentat de la part de suprémacistes blancs. L’agent Zampino pousse alors Nate Foster à infiltrer ce groupe extrémiste afin de déjouer ce qui se prépare… Un film sous tension qui nous plonge dans un milieu extrémiste où les idées et les actes révulsent, notamment lorsque l’on sait que ce film est tiré de faits réels.

Note de la rédaction :

Imperium, de Daniel Ragussis, Etats-Unis, 1 h 49, avec Daniel Radcliffe, Toni Collette, Devin Druid. Festival de Deauville 2016.

Après cette semaine de Compétition, où quatorze longs-métrages ont été visionné par le public et les jurys, les paris sont désormais lancés. Qui remportera le Grand Prix ? le Prix du Jury ? le Prix de la Critique ? Ou encore le Prix du Public de la ville de Deauville ? Réponse ce week-end…

Visuels : ©Aurélie David ©Photo Une et vidéos officielles des films.


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