[DEAUVILLE, JOUR 5] « TRANSFIGURATION » ET « SING STREET » EN COMPETITION, OU LE JOUR ET LA NUIT A L’ECRAN

7 septembre 2016 Par Aurélie David | 0 commentaires

C’est sous un crachin normand qu’a débuté cette nouvelle journée au 42e festival du cinéma américain de Deauville. Si le film « Transfiguration » s’accordait bien avec ce temps maussade, « Sing Street », lui, a illuminé cette journée par son ton frais et son peps.

Transfiguration de Michael O’Shea dépeint l’histoire de Milo, un garçon de 14 ans, vivant avec son frère dans un appartement du Queens à New-York. Introverti et persécuté par des élèves plus âgés, il se réfugie dans sa chambre où il ne regarde que des films sur les vampires. Cachant un lourd secret, son quotidien morbide est bousculé lorsqu’il rencontre Sophie… Dès la scène d’ouverture, on est saisi d’effroi par ce qui se déroule sous nos yeux, mais ce n’est rien par rapport à ce qui suit… Tout au long du film, une atmosphère pesante, une musique dérangeante, mais une histoire, il faut l’avouer, plutôt prenante. S’il s’oppose sans conteste à tous les films qui traitent du même sujet, des vieux films comme Dracula ou de plus récents comme ceux de la saga américaine Twilight, il n’en reste pas moins que Transfiguration s’inscrit également comme un film vampirique. Cependant, la différence est qu’il est saisissant de réalisme ! Pas de clichés sur les vampires qui ne peuvent pas manger d’ails, qui ne peuvent pas s’exposer au soleil sans mourir ou qui sont doués pour grimper aux arbres, mais plutôt leur besoin originel, celui de sucer le sang et c’est tout. Peu d’hémoglobine puisque tout est suggéré, on aurait aimé que Michael O’Shea aille un peu plus loin dans sa très bonne idée. A souligner cependant l’excellente performance d’Eric Ruffin qui campe le personnage de Milo.

Note de la rédaction :

Transfiguration, de Michael O’Shea, Etats-Unis, 1 h 37, avec Eric Ruffin, Chloe Levine, Aaron Clifton Moten. Festival de Deauville 2016.

Après un délicieux burger dégusté sur la terrasse du D3, malgré un ciel toujours grisonnant, il est déjà temps de retourner dans l’antre du C.I.D. (Centre International de Deauville) pour une nouvelle projection, le huitième film de la compétition, Sing Street de John Corney. Dublin, dans les années 1980. Conor est un lycéen dont les parents sont au bord du divorce et qui est obligé de partir de son école privée pour un établissement public. Violences de la part de ses camarades et de ses professeurs rythment son quotidIen dont Conor souhaitent s’échapper. Il décide alors d’impressionner Raphina, la plus jolie fille du quartier. Et pour ce faire, quoi de mieux que monter un groupe de musique ! Si le sujet est facile, il n’en reste pas moins que ce film nous emmène dans une véritable bulle de bonne humeur. Frais, léger, pétillant, et non ce n’est pas la description d’un rosé normand, mais bien de ce film musical, Sing Street est une petite pépite. On en redemande ! A-Ha, les Clash, The Cure, une bande son qui dépote, un casting remarquable dont il faut saluer les performances de Ferdia Walsh-Peelo (Conor) et Lucy Boynton (Raphina). Un film musical qui donne du pep’s. Il pourrait bien rafler le coeur du public si l’on se fie à son accueil : un tonnerre d’applaudissement durant une bonne dizaine de minutes. A suivre.

Note de la rédaction :

Sing Street, de John Corney, Irlande, Royaume-Uni et Etats-Unis, 1 h 46, avec Ferdia Walsh-Peelo, Lucy Boynton. Festival de Deauville 2016.

Après une balade sur les planches de Deauville, entre cabines et parasols, puis un rafraîchissement sur la terrasse du Morny’s Café, une dernière projection achève ce mardi, cinquième jour du festival. Avec Ryan Reynolds et Ben Mendelsohn à l’affiche, c’est l’avant-première d’Under Pressure d’Anna Boden et Ryan Fleck qui est projeté au Morny Club. Curtis, trentenaire séduisant et un as du poker, rencontre Gerry, la quarantaine passée, accro aux jeux d’argents et endetté jusqu’au cou. Curtis se liant d’amitié avec Gerry, il décide de lui venir en aide. Leur plan : faire le tour des casinos pour se refaire, miser tout leur argent sur un gros coup et croiser les doigts pour que ça réussisse. Si certaines scènes semblent incohérentes et nous perdent dans une histoire pourtant simple, Under Pressure reste cependant une bonne comédie rondement menée par deux bons acteurs et qui nous fait passer un moment agréable devant l’écran, parfait pour ponctuer cette journée.

Note de la rédaction :

Under pressure, d’Anna Boden et Ryan Fleck, Etats-Unis, 1 h 48, avec Ryan Reynolds, Ben Mendelsohn, Sienna Miller. Festival de Deauville 2016.

Visuels : ©Photo et vidéos officielles des films.

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