[Critique] « Joséphine s’arrondit » : Marilou Berry peine à dynamiter le film de grossesse

13 février 2016 Par Gilles Herail | 0 commentaires

Joséphine s’arrondit peine à révolutionner le film de grossesse, malgré les efforts louables de Marilou Berry qui cherche à installer une ambiance cartoonesque. Joséphine 2 est plus réussi que la première adaptation de la bande-dessinée de Pénélope Bagieu mais ne réussit pas totalement à s’affranchir des passages obligés du genre. Notre critique.

Note de la rédaction :

Extrait du synopsis officiel : Depuis deux ans, Gilles (homme-parfait-non-fumeur-bon-cuisinier-qui aime-les-chats) et Joséphine (fille-attachiante-bordélique-mais-sympathique) s’aiment. Tout est parfait. Jusqu’à une nouvelle inattendue : ils seront bientôt trois. Ne pas devenir comme sa mère, garder son mec et devenir une adulte responsable, tout un tas d’épreuves que Joséphine va devoir affronter, avec Gilles… à leur manière.

Bande-annonce efficace, nouvelle réalisatrice, label des spectateurs UGC et critiques presse positives : les ingrédients semblaient réunis pour espérer une possible bonne surprise. Le premier Joséphine était une comédie romantique assez banale, loin d’avoir laissé un souvenir impérissable. Marilou Berry a donc décidé de mettre les bouchées doubles pour la suite, en essayant d’imprimer une vraie patte au niveau de la mise-en-scène. Joséphine s’arrondit revendique un esprit cartoon, une énergie débordante et un franc-parler qui fait du bien. La réalisatrice assume un montage sec, de multiples effets, des cadres flashy et une direction d’acteurs qui encourage l’outrance. Le bordel assez bruyant ne manque pas de charme et l’on s’habitue progressivement à ce ton bande-dessinée qui permet de revisiter le thème de la grossesse avec pas mal de fraîcheur.

Le scénario est en revanche incapable de porter ces intentions, et ramène en permanence le film vers la banalité. L’enchainement des séquences et l’évolution des personnages sont très prévisibles, plusieurs seconds-rôles sont laissés de côté et la morale girly manque de modernité. On sauve quelques scènes qui assument leur côté trash ou hystérique et provoquent des rires francs et sincères. Une discussion de pleureuses sous-titrée, un accouchement qui frôle le grand n’importe quoi, des scènes de cauchemar sur la maternité qui livrent des visions d’horreur hilarantes. La première réalisation de Marilou Berry en tant que cinéaste révèle des aptitudes et une ébauche d’un vrai style de comédie. On espère que son prochain projet bénéficiera de plus de liberté pour réussir un film à la hauteur de ses ambitions.

Gilles Hérail

Joséphine s’arrondit, une comédie française de Marilou Berry avec Mehdi Nebbou, durée 1h34, sortie le 10/02/2016

Visuels : ©  affiche et bande-annonce officielles du film

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