[Critique] « Happily ever after » : les amours d’une rousse par Tatjana Božic

31 janvier 2016 Par Yaël | 0 commentaires

Née en Yougoslavie dans les années 1970, la réalisatrice Tatjana Božic manie le documentaire avec humour et habileté. Dans Happily ever after, elle reprend la forme du road movie autobiographique pour se lancer sur les traces des grands amours de sa vie. Qu’est-ce qui fait qu’une histoire dure et se projette vers l’avenir ? Qu’est-ce qui fait qu’elle s’arrête ? Une quête à la fois pleine de tendresse et de distance. En salles  le 3 février 2016.

Note de la rédaction :

Réalisatrice et actrice rousse flamboyante de son film, Tatjana Božic se demande pourquoi ses histoires d’amour ont raté. Elle se lance alors dans un tour d’Europe pour revoir ses ex-copains et entendre leur point de vue sur leur histoire. Ce road trip passe par la Russie, la Croatie, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, avec pour fil d’Ariane la caméra, qui a toujours été là dans la vie de Tatjana. Et pour linga franca l’Anglais.

Magnifique utilisation des archives, rythme enjoué et tour d’Europe sur le mode intime qui permet de saisir 25 ans de mode de vie entre est et ouest, le film de Tatjana Božic est un petit bijou d’émotion et de réalisation. Ses exs jouent tous le jeu et amènent souvent femmes et familles tandis que les questions de savoir ce qu’est une femme, ce que sont ses modèles et ce qu’est un couple se posent en de nombreuses séquences très touchantes. Le passage sur la figure de la mère est le point culminant de ce subtil mélange de distance critique et de tendresse infinie. Un très beau documentaire, qui prend aux tripes et serre le cœur pour faire à la fois rire et réfléchir.

Happily ever after, deTatjana Božic, Pays-Bas/Croatie, 2015, 83 min. Sortie le 3 février 2016.

visuel : affiche du film


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