[Critique] du film « Dans le noir » jeux d’horreur, d’ombre et de lumière

26 août 2016 Par Gilles Herail | 0 commentaires

David F Sandberg reprend et développe l’idée de son court-métrage Lights Out mettant en scène une effrayante créature de l’obscurité qui disparaît dès qu’elle est éclairée. Dans le noir se débrouille plutôt bien avec ses jeux d’ombre et de lumière, sans convaincre pleinement dans sa chronique familiale et psychiatrique. Notre critique.

Note de la rédaction :

Extrait du synopsis officiel : Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c’est au tour de son petit frère Martin d’être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison. Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale. Cherchant à découvrir la vérité, Rebecca comprend que le danger est imminent… Surtout dans le noir.

La peur du noir, de la bête du placard, tapie dans l’obscurité, prête à frapper dès que les lumières s’éteignent, fait partie de l’essence même du cinéma d’horreur. Qui l’utilise pour provoquer avec gourmandise les frissons et sursauts redoutés/espérés par son public. Dans le noir (Lights out) invente une règle stimulante jouant sur cette terreur enfantine qui ne nous abandonne jamais totalement. En créant un monstre qui disparaît à la lumière pour mieux vous attaquer, sauvagement, dès qu’un recoin d’ombre lui offre refuge. Un coin de pièce, un dessous d’escalier, de lit, l’intérieur d’un placard, d’un tiroir, pouvant ainsi devenir à tout instant un piège prêt à se refermer. La seconde moitié du film, qui enferme les protagonistes dans le terrain de jeu d’une inquiétante maison, mobilise intelligemment tout le potentiel de cette idée. En multipliant les sources lumineuses (bougies, LED, torches, lustres, lumière naturelle, blanche ou noire, tout y passe!) et les moments de tension, quand le fil se rompt, l’ampoule claque ou le feu s’éteint. David F.S Sandberg a malheureusement souhaité développer les aspects psychologiques, voire psychiatriques de sa chronique familiale qui prend trop souvent le pas sur le film de genre. En résulte un léger sentiment de frustration du spectateur venu se faire peur, et qui trouvera un rien longuette et pas follement stimulante la sous-intrigue sur le passé de la mère et de sa terrifiante amie Diana.

Gilles Hérail

Dans le noir (Lights Out), un film d’horreur américain de David F. Sandberg avec Teresa Palmer, Maria Bello et Billy Burke, durée 1h21, sortie le 24/08/2016

Visuels : © affiche et bande-annonce officielles du film


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: