[Critique] du film « Agents presque secrets » The Rock et Kevin Hart font leur buddy-movie

27 août 2016 Par Gilles Herail | 0 commentaires

Agents presque secrets (Central Intelligence) est pour l’instant la comédie la plus vue de l’année aux États-Unis (130M$ au box-office US). The Rock (Dwayne Johnson) et Kevin Hart réinterprètent avec un plaisir certain le traditionnel duo emmerdeur/emmerdé dans un buddy-movie d’espionnage on ne peut plus classique, mais pas dénué d’efficacité. Notre critique.

Note de la rédaction :

Extrait du synopsis officiel : Un ancien geek devenu agent d’élite à la CIA, revient chez lui à l’occasion de la réunion des anciens du lycée dont il était à l’époque le souffre-douleur. Se vantant d’être sur une affaire top secrète, il recrute alors pour le seconder le gars le plus populaire de sa promo d’alors, aujourd’hui comptable désabusé. Avant même que notre col blanc ne réalise ce dans quoi il s’est embarqué, il est trop tard pour faire marche arrière.

The Rock est en ce moment au sommet de sa carrière, bien aidé par la montée en puissance (inattendue) de la franchise Fast and Furious qui lui permet désormais de tenir un film seul en tête d’affiche (San Andreas, Hercules, Voyage au centre de la Terre 2). Les producteurs d’ Agents presque secrets ont eu le flair de l’associer à la grande star masculine de la comédie américaine contemporaine, Kevin Hart, totalement inconnu chez nous (Ride Along 1 et 2, Think like a man). Le duo fonctionne sur des archétypes bien connus (grand/petit, benêt/malin, taiseux/pipelette), dans la plus tradition du buddy-movie et dans la lignée de comédies d’action comme 21 jump street ou Get Hard.

Agents presque secrets suit les retrouvailles de deux camarades de lycée que les trajectoires de vie remettent à égalité. La superstar adulée par profs et élèves est devenue modeste comptable. L’obèse timide humilié par ses comparses s’est transformé en monsieur muscle et travaille désormais pour la CIA. L’intrigue d’espionnage sert de prétexte pour réunir ce duo à la Obélix/Astérix opposant le grand benêt à son ancien modèle qui ne lui avait rien demandé. L’humour joue sur le comique d’échelle et la relation emmerdeur/emmerdé en s’appuyant sur les atouts de ses deux comédiens principaux. L’abattage bavard de Kevin Hart et ses mimiques à la Louis de Funes. La force tranquille naïve de The Rock (on pense à Depardieu dans Tais-toi et Astérix), défenseur des opprimés contre les harceleurs.

Quelques scènes se distinguent clairement (grandiose séance de psychanalyse de couple) même si l’ensemble reste en pilotage automatique. A voir pour les acteurs. 

Gilles Hérail

Agents presque secrets (Central Intelligence), une comédie américaine de Rawson Marshall Thurber avec Dwayne Johnson, Kevin Hart et Amy Ryan, durée 1h49, sortie le 24/08/2016

Visuels : © affiche et bande-annonce officielles du film


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